La finance islamique freine les effets de la crise

10:08 - December 14, 2008
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Bahreïn(IQNA)- Les États du Golf utilisent des outils financiers islamiques depuis plusieurs années. Ils ont permis de contenir les effets de la crise.
Les institutions financières islamiques peuvent jouer un rôle de premier plan dans le rétablissement de la confiance et soutenir l’intégrité du système financier", Amin Al a explique Arrayed, directeur général d’une banque à Bahreïn , au journal Gulf News. Plusieurs experts de la finance ont tenu une réunion à Dubaï en novembre sur le rôle de la finance islamique dans le contexte actuel. Les instruments de la finance islamique ont moins subi les effets de la tourmente. La nature de ce type de finance interdit par principe tout investissement risqué. Toutefois, les experts soulignent que le système n’est pas complètement à l’abri des tendances mondiales. "La valeur de la traite sukuk a diminué au cours de l’année, cependant l’industrie de la finance islamique va continuer de croître à mesure que de nombreuses nations du monde entier s’intéresseront au modèle de la banque islamique Celle ci n’ont pas été directement touchés par la crise des subprimes, " a ajouté Arrayed.
Un sukuk, aussi appelé obligation islamique, est un certificat d’investissement conforme à la charia, la jurisprudence islamique traditionnelle qui prohibe le prêt à intérêt. Il est généralement considéré comme étant l’équivalent, dans la finance islamique, d’une obligation dans la finance occidentale. Un sukuk est censé correspondre à un projet déterminé. Les profits versés annuellement correspondent aux gains que ces projets devraient générer. Juridiquement, il s’agit donc de titre de propriété (quote-part) d’un actif générateur de flux financiers. En général, les sukuk financent des projets immobiliers ou d’infrastructure.
Après un départ très lent au cours du premier trimestre de 2008, avec moins de 3 milliards émis, le marché sukuk connaît une croissance rapide, mais à un rythme inférieur de plus qu’en 2007. Selon un rapport de Standard & Poor la croissance continuera au cours des 12 prochains mois. En 2000, le volume des sukuks émis a été estimé à 97,3 milliards de dollars US .
Les principaux pays d’émission sont la Malaisie, Bahreïn, le Qatar, les Emirats, l’Arabie Saoudite et le Pakistan.
En Europe, le land allemand de Saxe-Anhalt a émis pour 100 millions d’euros d’obligation-sukuk en 2004. Le Royaume-Uni et le Japon pourrait également en émettre en 2008.
Les pays du Golf ont mis en place des instruments pour éviter d’être complètement contaminé par la crise des subprimes.
Source: dubaifrance
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