La télévision du Hezbollah, "Al-Manar", diffuse en ce moment, et en direct, le discours de Hassan Nasrallah. Le secrétaire général du parti chiite multiplie les interventions, beaucoup plus que pendant la guerre de l’été 2006. Il appelle à la mobilisation pour soutenir Gaza et libérer Jérusalem.
A l’occasion de la journée de solidarité avec Gaza, Nasrallah prononce son deuxième discours en moins de 24 heures. Hier, il avait appelé le peuple égyptien et l’armée égyptienne à se mobiliser contre le régime et à soutenir Gaza en détruisant la frontière et en levant le blocus. Aujourd’hui, Nasrallah recourt aux valeurs religieuses, rappelant la symbolique du martyre chez les chiites, en se référant à Hassan et Hussein, comparant Gaza à Karbala.
Nasrallah cherche à embarrasser le président libanais Michel Sleimane qu’il qualifie de «consensuel», en l’invitant à œuvrer pour qu’un sommet arabe puisse se tenir pour apporter une solution à la crise de Gaza. Ce faisant, Nasrallah cherche à fragiliser Sleimane et à l’embarrasser, devant la majorité des Libanais qui refusent le diktat du Hezbollah et qui rejettent toute implication dans le dossier palestinien, estimant avoir déjà assez donné depuis 1967.
Narsallah dément que «l’agression sioniste contre Gaza, soutenue par les Etats-Unis, soit dirigée contre le Hamas parce qu’il représente un patri religieux. Ce qui est visé ce n’est pas l’islam, mais la résistance et l’esprit de résistance, comme ce fut le cas au Liban en 2006». Nasrallah joint sa voix à celles des dirigeants palestiniens, pour appeler le peuple palestinien à une troisième intifada.
Nasrallah défend aussi la Syrie et l’Iran, affirmant que «Damas et Téhéran n’ont aucun intérêt à voir mourir des Palestiniens à Gaza. Le Hamas et le Jihad islamique ne défendent pas la Syrie ou l’Iran, mais défendent Gaza, comme le Hezbollah en 2006.» Nasrallah prédit enfin une «défaite israélienne semblable à celle de l’été 2006» et demande aux milliers de ses partisans de rester prêts à répondre à l’appel du devoir, avec sa fameuse formule : «Labbayka ya Hussein, Hayhat Minna El Zella» (لبيك يا حسين- هيهات منا الزلة)
Source: mediarabe