Le président al-Assad à l'ouverture du sommet de Doha: Notre rôle est de soutenir la résistance de Gaza

15:57 - January 17, 2009
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Doha(IQNA)- Le président al-Assad a insisté sur les impératifs de la cessation de l'agression qui mènera à un cessez-le-feu, du retrait des forces d'invasion et de la levée du blocus inique qui représente en soi une guerre et une morte lente, refusant les prétentions sur la responsabilité de la partie palestinienne.
Le président Bachar al-Assad a affirmé que les dirigeants arabes devraient assumer leurs responsabilités et apporter une réponse sérieuse et tranchante à l'importante question qui se déroule dans l'esprit de chaque citoyen arabe à savoir: Comment sauver le peuple palestinien de la sauvagerie israélienne déchaînée et comment répondre, en tant que nation, et devant les images des cadavres des enfants et les regards effrayés des survivants parmi eux attendant le secours, aux crimes de l'occupant.
"Les messages qui nous parviennent aujourd'hui des masses arabes diffèrent de leurs précédents; Ils nous disent que le sort de Gaza est le notre et que sa bataille est celle de chaque citoyen arabe; ils nous somment à aller sur leurs pas et il nous faut y répondre avec sérieux", a indiqué le président al-Assad dans son allocution au sommet extraordinaire de soutien de Gaza, ouvert vendredi à Doha.
"Ce sommet s'était réuni pour soutenir Gaza et non pour chercher des compromis à ses dépens afin de satisfaire Israël et ceux qui le soutient.
La décision est celle des habitants de Gaza et de ses résistants et notre rôle est de les soutenir sans hésitation et de leur apporter tout ce qui renforce leur fermeté, allège leurs souffrances et leur apporte la solution qui sauvegarde leur sécurité et leur dignité", a indiqué le président al-Assad, soulignant la nécessité de comprendre que le problème n'est pas uniquement l'occupation, mais la nature de l'ennemi que nous affrontons "un ennemi qui avait bâti son entité sur les massacres et son avenir sur l'extermination de l'autre, est un ennemi qui ne parle et ne comprend que le langage du sang et que les massacres israéliens contre les Palestiniens à Gaza sont l'essence pour sa machine de guerre israélienne".
Le président al-Assad a évoqué, dans ce sens, les démarches essentielles à prendre, à commencer par la fermeture des ambassades israéliennes, la rupture des relations directes et indirectes avec Israël et l'activation des dispositions du boycottage d'Israël.
"Aux premières heures de l'agression, la Syrie a annoncé, après consultations avec la Turquie, l'arrêt sine die des négociations indirectes de paix avec Israël", a dit le président al-Assad, appelant au soutien de Gaza et de sa résistance aux deux niveaux officiel et populaire, et à lui apporter l'appui matériel et moral et de toutes les formes, surtout et en premier lieu, l'ouverture des points de passages devant les individus, les assistances et les secours.
"La résistance avait respecté l'accalmie, et Israël n'avait pas cessé ses assassinats en plein jour faisant durant les quelques mois avant l'agression, 40 martyrs", a rappelé le président al-Assad.
"Gaza est blessé par la guerre mais encore par le blocus; briser ce blocus est la voie pour raffermir sa résistance et protéger ces enfants", a poursuivi le président al-Assad, affirmant que maintenir ce blocus c'est empêcher l'air, l'aliment et le médicament à un blessé. "Ce blocus est une injustice que ni les peuples ni Dieu ne le pardonnent", a-t-il insisté.
Il a apporté, à cet effet, son soutien à l'idée de la création d'une caisse pour la reconstruction de Gaza, tout en appelant à une conférence internationale à cet effet, et a insisté sur la nécessité de prévoir des mesures juridiques pour châtier Israël et ses dirigeants "en dépit de la manque de confiance en l'équité des milieux internationaux concernés", et ce pour que l'histoire les enregistre "non pas seulement comme racistes, mais encore comme la forme la plus dangereuse du Nazi".
Quant à l'initiative arabe de paix, le président al-Assad a dit qu'elle était morte assassiné par Sharon qui y avait répondu par le massacre de Jénine au lendemain de sa proclamation au sommet de Beyrouth en 2002.
"L'initiative était repoussée par Israël et les Arabes n'avaient qu'à l'enlever du registre des vivants et de l'inscrire dans celui des morts", a-t-il insisté.
Le président al-Assad a averti des plans israéliens "qui ne sont plus des plans" et dont le feu s'étendrait pour toucher tous les Arabes si on ne l'éteigne pas.
"Israël voulait par son agression sur Gaza crée un nouveau statu quo qui serait un tournant dans l'histoire de son conflit avec les Arabe. Il voulait une réalisation qui changerait les équations du conflit avec les Arabes et les Palestiniens, surtout après la victoire de la résistance au Liban et l'extension de la culture de la résistance chez le citoyen arabe", a souligné le président al-Assad qui trouve que la résistance est devenue un élément essentiel de la paix. Comment quelqu'un désirant la paix ne soutiendrait-il pas la résistance?", s'interroge le président al-Assad, répondant qu'en ça consiste la différence entre la paix et la capitulation.
Il a par ailleurs fait la différence entre la résistance et le terrorisme: le premier est arabe et l'autre israélien, le premier est pour la paix et l'autre pour la guerre, le premier a été menée à combattre pour défendre les droits et l'autre fondé sur la tuerie et l'agression.
Le président al-Assad a rejeté la prétention que l'agression sur Gaza était due au lancement des missiles. "Il s'agit plutôt d'un maillon dans une longue chaîne visant à parvenir à la Palestine de leurs illusions, une terre sans peuple", a-t-il affirmé, insistant que sans une bonne lecture des causes on ne parviendra qu'à des solutions amputées, fragiles et provisoires. "Ainsi était le processus de paix, une série de tentatives manquée ne menant pas à un processus de paix réel parce que les Israéliens souffraient de la phobie de la paix et parce que les artisans des crimes ne pourraient faire la paix", a ajouté le président al-Assad.
"Les résistants avaient compris que le voleurs ne rendra pas volontairement le butin; Ils ne rendraient pas les droits que contraints", a-t-il affirmé, ajoutant qu'Israël ne semble pas avoir retenu la leçon de l'histoire "et c'est normal parce que celui qui ne possède pas la terre n'a ni l'histoire ni la mémoire", a-t-il précisé, avant de faire noter qu'un regard sur les événements depuis l'usurpation de la Palestine démontre un état de vigilance et de renaissance grandissants chez les génération arabes successives envers leurs causes nationales.
"La volonté a réduit l'étendue de l'expansionnisme sioniste dans l'idéologie sioniste. Ceci a commencé au Liban, il a continue à Gaza et ultérieurement ce sera en Cisjordanie et au Golan", a averti le président al-Assad qui ne trouve devant les Israéliens d'autres choix que se soumettre à la paix et aux impératifs de la paix.
"Cette grande paix commence aujourd'hui à Gaza, tout petit par sa superficie géant par sa résistance et glorieuse par sa fermeté", a-t-il précisé.
"Nous relevant d'une nation de paix, notre morale nationale, arabe et humanitaire est fondée sur la paix et parce que nous sommes telles, nous avons chercher à oublier qu'il y avait eu un Deir Yassine, un Kafr Qassem, un Jénine, Un Cana1 et Cana2; mains Israël tenait à nous rappeler, et nous lui promettant que nous les remémorons, et le plus important c'est que nous feront nos enfants remémorer", a dit le président al-Assad qui trouve que les crimes d'Israël lui produisent des générations arabes plus hostiles, plus immunisées, plus développées et que chaque enfant arabe tué par Israël lui ferait des dizaines de résistants.
Il a ajouté que les Israélien pourraient choisir ce qu'ils sèment mais assurément ils n'auraient pas le choix de la récolte.
Source: sana
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