Dans son allocution d'ouverture qu'il a commencé par exprimer l'estime pour tous les pays qui ont répondu à l'invitation à ce sommet afin de soutenir les Palestiniens à Gaza "qui affrontent, ferme, la machine de guerre la plus féroce, démontrant un état de fermeté, de résistance et de patience sans pareil et une résolution de poursuivre leur résistance et le sacrifice".
Cheikh Hamad a exprimé son regret pour l'absence de ce sommet des frères qui s'étaient abstenus à s'y joindre, surtout le président palestinien pour qu'il discute avec les frères la question de son peuple à Gaza, posant la juste question qui s'impose: Si on ne se réunit pas pour soutenir Gaza, quand nous rencontrerons-nous et pour quoi faire?.
L'Emir de Qatar qui avait participé hier au sommet des pays du Golfe à Ryad et prononcé une allocution, a mis cette allocution aux mains des représentants à ce sommet.
Prenant ensuite la parole, le président soudanais Omar Hassan al-Bachir a insisté sur la nécessité d'une position arabe ferme face à l'agression israélienne contre la bande de Gaza, appelant à l'octroi de toute sorte d'aides matérielles, morales et humanitaires à la population de Gaza pour qu'elle puisse surmonter les effets de l'agression sioniste barbare.
Le président al-Bachir a appelé à la révision de l'initiative arabe de paix et à le retirer définitivement pour qu'Israël comprenne, et ceux qui le soutiennent, que plaider pour la paix n'est ni accepter l'humiliation et la capitulation, ni admettre la liquidation de la cause palestinienne et la soumission à Israël.
Le président al-Bachir a également appelé à l'arrêt de toutes les mesures de normalisation avec Israël, à l'extinction de sa présence diplomatique et économique dans les pays arabes et à la révision des relations des pays arabes avec chacun ayant soutenu cette agression pour que tous comprennent que la cause palestinienne est toujours la question centrale de la patrie arabe et que tout atteint à cette question touchera toute la nation.
Le président al-Bachir a affirmé que cette agression n'aurait pas été accomplie sans la complicité ouverte des Etats-Unis qui avaient justifié insolemment cette agression et empêché le Conseil de Sécurité de l'arrêter, au mois de la condamner, autorisant ainsi sa poursuite.
De son côté, le président libanais, Michel Souleymane, a insisté devant ses pairs arabes au sommet de Doha sur Gaza sur l'impératif de stopper immédiatement l'agression israélienne contre la bande de Gaza, mettant l'accent sur le fait que les propos de condamnation et de protestation ne sont plus suffisants pour répondre aux attentes et aux ambitions des peuples arabes, sans qu'ils soient suivis ou assortis de mesures et de démarches concrètes susceptibles de mettre un terme à l'agression israélienne contre Gaza tout en lui offrant les moyens de résister et d'être plus ferme, tout en œuvrant pour la reconstruction de ce qui a été détruit par Israël.
Le président libanais a d'autre part appelé à cristalliser une position arabe unifiée non seulement à l'égard de ce qui se passe dans la bande de Gaza, mais surtout trouver un consensus sur la stratégie arabe globale unie à prendre à l'unisson pour affronter les nouveaux défis qui s'imposent au monde arabe.
Pour sa part, le président des Iles-Comores Ahmed Abdallah Samby a déploré dans son allocution que Gaza qui était hier une grande prison à ciel ouvert est devenue pendant ces derniers jours un grand cimetière collectif pour les palestiniens, tout en proposant de former une délégation issue de ce sommet pour démasquer les horreurs qui ont été perpétrés par Israël auprès des grandes capitales influentes dans le monde.
Le président comorien a aussi proposé de préconiser un plan médiatique arabe sur la bande de Gaza, tout en redynamisant le rôle des ministères arabes de l'information et même le secteur privé pour établir les faits et révéler le vrai visage du terrorisme d'Etat barbare d'Israël perpétré contre les innocents dans la bande de Gaza.
Le chef du haut comité d'Etat en Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, a insisté devant les participants sur la nécessité de stopper cette agression sauvage israélienne dans la bande de Gaza, appelant à prendre des mesures unifiées garantissant l'arrêt immédiat des violences.
S'adressant aux participants de ce sommet, le vice président irakien Tarek al-Hachimi, a affirmé que la ligue arabe doit élaborer un projet de résolution qui sera proposé à l'ONU permettant de soumettre Israël au chapitre VII de la charte onusienne étant donné qu'il menace la paix et la sécurité dans la région et dans le monde.
"L'intérêt international exige une position ferme à l'égard de la force aveugle israélienne, utilisée sans limites pour tuer les civils innocents sans arme, en plus de son non respect de la légalité internationale", a-t-il ajouté, appelant à conjuguer les efforts arabes et à œuvrer pour surmonter les divergences inter-palestiniennes pour mettre de l'ordre dans la maison palestinienne.
De son côté, al-Baghdadi al-Mahmoudi, secrétaire du comité populaire en Libye, a plaidé pour une décision arabe responsable devant la poursuite de l'occupant israélien à perpétrer des crimes sans précédent qui n'épargne ni pierres ni des êtres humains.
Il a exigé que la réunion adopte prendre des mesures pratiques comme le retrait de l'initiative arabe de paix, l'arrêt de toute négociation avec Israël, application d'un vrai boycott économique et politique et de soutenir effectivement le peuple palestinien et sa résistance.
Al-Mahmoudi a également appelé à présenter les dirigeants de l'entité sioniste devant la justice internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, voire un génocide perpétré à Gaza.
De même, le président sénégalais, Abdallah Wade, dont le pays préside actuellement l'OCI a vivement condamné l'agression israélienne, tout en appelant à l'arrêt immédiat de cette guerre injuste sans aucune condition préalable, le retrait des forces israéliennes de la bande, l'ouverture des passages et la levée du blocus imposé à gaza par Israël.
Il a, en outre, salué la résistance palestinienne pour sa fermeté et d'avoir tenu tête à la machine de guerre israélienne, tout en proposant la tenue d'une réunion urgente de l'OCI sur l'agression israélienne contre la bande de Gaza.
Le ministre syrien des AE, Walid al-Mouallem, a indiqué que le discours du président al-Assad au sommet de Doha sur Gaza s'est basé sur les faits et sur les crimes de guerre perpétrés par Israël contre le peuple palestinien, et c'est normal, "qu'on ne peut rester les bras croisés pour appuyer et se solidariser avec nos frères dans la bande de Gaza", a-t-il confirmé.
"Israël a prouvé plus que jamais qu'il est une entité belliciste, prônant l'agression et l'occupation, et il est tout à fait naturel, que ayons des positions adéquates, comme celles annoncées par le président al-Assad", a-t-il ajouté, dans une interview à al-Jazzera, soulignant que "nous sommes dans un état de guerre avec Israël depuis l'occupation de la Palestine en 1948, et cette état est devenu plus accru depuis son occupation du Golan syrien, de la Cisjordanie et de Gaza en 1967.
"L'autre chose annoncée par le président al-Assad c'est de transférer l'initiative de paix arabe du registre des vivants au registre des morts et la suspension des pourparlers de paix entre la Syrie et Israël depuis le 1er jour de l'agression israélien barbare contre la bande de Gaza et Israël doit comprendre que "dent pour dent et œil pour œil", a-t-il noté.
"Celui qui entend la voix de son peuple, c'est lui qui protège sa patrie et sauvegarde sa sécurité, et celui qui entend la voix des autres, nous lui dirons, celui qui mise sur les USA échoue et celui qui mise sur une autre partie en dehors de son peuple est perdant", a-t-il démontré.
"Ce que dit le président al-Assad renforce davantage la fermeté de nos frères à Gaza et leur résistance à l'occupant, et nous espérons que nos frères nous rejoignent au sommet du Koweit", a-t-il expliqué.
Pour sa part, Mme Bouthayna Chaabane, conseillère aux affaires politiques et d'information auprès de la présidence syrienne a soutenu que le président al-Assad en tant que président actuel du sommet arabe avait invité à la tenu d'un sommet arabe extraordinaire et l'a réitérée lors de la conférence de presse conjointe avec son homologue français Nicolas Sarkozy à Damas.
Lors d'un entretien à la chaine al-Jazzera, Mme Chaabane a souligné l'importance de la position prise par les pays arabes pour soutenir la population de Gaza en dépit des circonstances et des divisions dans les rangs arabes, ce qui est un bon indice l'avenir des Arabes.
"Ce sommet est un début d'une vaste action arabe sur les scènes arabe, islamique et internationale, car les Israéliens ne sont pas entrain de tuer des Palestiniens à Gaza mais des Arabes. Chaque enfant ou femme tombe en martyr dans la bande de Gaza, c'est pour défendre la nation arabe toute entière. Les dirigeants arabes doivent répondre positivement le pouls des masses arabes qui saluent énergiquement la fermeté de la résistance dans la bande de Gaza", a-t-elle soutenu.
"La cause palestinienne est devenue aujourd'hui non seulement l'affaire des arabes et des Musulmans mais celle de tous les gens libres dans le monde, ce qui instaure des bases à une nouvelle équation dans l'avenir au profit de la Palestine et des Arabes", a-t-elle confirmé.
Source: sana