Fragilisés par les scandales financiers à répétition, on peut s’attendre à un véritable engouement pour les banques des Émirats qui ont acquis une solide réputation internationale. Les six millions de musulmans vivant en France constituent un marché prometteur pour la finance islamique. En retard sur l’Angleterre, les banques françaises redoutent l’échéance pourtant inéluctable.
Les banques du Golf vont séduire une clientèle très attachée aux valeurs universelles de l’islam. Les investisseurs du Qatar et du Bahreïn devraient déposer une demande d’agrément ce mois-ci, pour démarrer en septembre.
La banque islamique du Qatar devrait déposer un projet pour 2010 ainsi qu’une succursale anglaise. Selon les déclarations de Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, à l’Agefi, les financements des Emirats seraient destinés à projets destinés collectivités locales. Ces fonds seront les bienvenus pour combler les dettes publiques des structures territoriales. Mais surtout les PME bénéficieront d’un soutien financier nécessaire dans le contexte de ralentissement économique.
Paris Europlace, qui regroupe quelque 150 institutions, a pour mission de promouvoir la place financière de Paris. Paris Europlace avait signé à Dubaï un accord de coopération en janvier dernier, le tout premier dans la région du Golfe, avec le "Dubai International Financial Center"(DIFC), la place financière de cet émirat. L’association participe au travail législatif qui permettra l’entrée de la finance islamique en France. Il s’agit d’adapter le droit français aux Sukuks(produits obligataires). La France en cette période de crise a besoin des ressources financières des États du Golf.
Source: dubaifrance