"Il y a huit tués et 56 blessés", a affirmé à l'AFP un médecin des urgences de l'hôpital général de Kerbala. Trois femmes et un enfant figurent parmi les morts, selon cette même source.
Auparavant, le chef de la sécurité de la ville, le général d'armée Othmane al-Ghanimi, avait parlé de cinq tués et le ministère de l'Intérieur de huit morts.
Dans la confusion qui règne à Kerbala, en raison de la présence d'une foule de pèlerins chiites, les circonstances de l'attentat sont encore imprécises.
"L'explosion a été causée par une bombe artisanale de petite taille, sur une rue menant au mausolée de l'Imam Hussein, tuant cinq pèlerins et en blessant 30", a déclaré à l'AFP le général Ghanimi.
Selon lui, "la composition de l'engin prouve qu'il a été fabriqué dans la vieille ville de Kerbala et n'a donc pas été apportée de l'extérieur" de la ville.
D'après le ministère de l'Intérieur, l'explosion est due à une bombe placée dans une bonbonne de gaz et actionnée à distance, tandis qu'un responsable de la police de Kerbala a affirmé qu'un kamikaze s'était fait exploser à quelques dizaines de mètres du mausolée.
"Un kamikaze a fait détonner sa ceinture d'explosifs à 50 mètres du mausolée de l'Imam Hussein", a-t-il dit.
Cet attentat intervient alors que des centaines de milliers de chiites affluent vers Kerbala pour marquer le quarantième jour après l'Achoura, qui commémore la mort en 680 de Hussein, petit-fils du Prophète Mahomet, tués par les soldats du calife ommeyade Yazid.
L'an dernier, une kamikaze s'était fait exploser dans la ville sainte chiite, tuant au moins 52 personnes. Et en janvier 2006, un attentat suicide avait fait 44 morts.
Source: AFP