Manama(IQNA)- Le procureur général de Bahreïn a remis jeudi 12 février trois activistes politiques chiites bahreïnis au haut tribunal de Bahreïn sous l'accusation de complot de coup d'Etat et d’activités terroristes, démarche vivement critiquée par le haut conseil des oulémas musulmans de Bahreïn, la plus haute instance chiite de Bahreïn.
Selon l'Agence de Presse ABA, conformément à la nouvelle décision du procureur général de Bahreïn, l'Imam de la mosquée Imam Sadegh(AS) et le secrétaire général du Mouvement pour la Liberté et la Démocratie Hassan Machimaa, le secrétaire général de l'Institution chiite Azzahraa, le cheikh Mohammad Habib al Meghdad et le chef du comité des droits de l'homme de Bahreïn et professeur de l'université de Manama, Abduljalil al Sankis et 35 autres citoyens chiites bahreïnis seront jugés le 22 février par le haut tribunal de Bahreïn sous l'accusation de chercher à renverser le système au pouvoir.
Le procureur de Bahreïn a prétendu que ces activistes chiites avaient reçu des formations dans la région al Hajira en Syrie pour des attentats terroristes et avaient préparé des actions terroristes le 17 décembre coïncidant avec les fêtes nationales bahreïnies.
Le haut conseil des oulémas musulmans de Bahreïn a déclaré dans un communiqué que la poursuite de l'arrestation des personnalités chiites traduisait l’inquiétante crise politique dont souffrait Bahreïn.
Le communiqué ajoute: "Les appareils gouvernementaux de Bahreïn ne profitent pas du dialogue constructif et systématique pour régler les problèmes politiques mais s'appuient seulement sur la tyrannie et l'arrestation des citoyens chiites."
A l'issue de son communiqué, le conseil des oulémas musulmans a appelé à la libération rapide et sans condition de Hassan Machimaa, de Mohammad Habib al Meghdad et d'Abduljalil al Sankis.