Dans le feuilleton du blocus israélien contre les territoires occupés, désormais les épisodes se suivent

15:46 - February 18, 2009
Code de l'info: 1745562
Gaza(IQNA)- En plus d’un blocus terrestre orchestré par l’armée israélienne, s’ajoute un blocus maritime qui s’étend au delà des eaux de l’autorité israélienne mais surtout en dépit des principes fondamentaux d’assistance aux civils en cas de guerre.
En effet ce n’est pas une première : déjà plusieurs échauffourées à l’encontre de bateaux humanitaires ont été enregistré, ainsi on peut citer le «Spirit of Humanity» qui transportait des fournitures médicales, des médecins, des journalistes, des militants des droits de l’homme et plusieurs membres de Parlements européens.
Au total 36 passagers de 17 nationalités différentes se dirigeant vers les territoires palestiniens, et qui ont été intercepté par la flotte de guerre israélienne dans les eaux internationales qui sont allés jusqu’à menacer d’ouvrir le feu sur le support humanitaire. Le «Dignity» qui transportait également des fournitures de premiers secours dans les eaux internationales, a lui aussi subi les menaces de la flotte israélienne avant de faire finalement demi-tour.
Au moment ou les actes de piraterie dans le monde ont le vent en poupe, essentiellement au large de la Somalie, et de la création d’une unité onusienne de défense contre la piraterie maritime, l’attention médiatique s’était pourtant porté sur ces récentes violations des traités maritimes internationaux. La rive ouest de la méditerranée fait partie intégrante des eaux internationales ce qui implique la libre circulation des navires à but humanitaire. Une ingérence dans le droit international de la sorte constitue une menace pour les statuts votés par l’ONU, remettant ainsi en cause toute sa légitimité.
Du coté des riverains de la méditerranée, les articles de l’union pour la méditerranée(UPM) sont clairs en ce qui concerne le respect du droit international, et des droits de l’homme. Cet événement tragique arrive au moment ou l’autorité israëlienne affirme «aspirer devenir membre permanent du secrétariat général de cette organisation». De même pour l’accord d’association entre l’union européenne et Israël entré en vigueur en 2000 : cet accord économique impose d’après le deuxième texte que les pays signataires doivent respecter les droits de l’homme ainsi que les droits internationaux. Depuis cette date Israël a enfreint à plusieurs reprises les droits internationaux sans que cet accord ait été remis en cause. Deux poids, deux mesures : il semble que l’impérialisme israélien ne se contente plus des territoires palestiniens puisqu’il se propage aujourd’hui dans les eaux internationales, démontrant par là même l’insouciance à l’encontre des populations qui souffrent.
Source: uoif
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