Selon l’Agence internationale de presse coranique(IQNA), Hamid Reza Hadji Baba’i, membre de la présidence du Madjis islamique et député d’Hamadan, le 18 mars 2009, dans son discours a fait allusion à l’élection d’Obama aux Etats-Unis, et a déclaré qu’après son élection, il fallait envisager une programmation, capable de répondre à de nouvelles tactiques éventuelles, et pour un dialogue dans la vigilance et la perspicacité: «Obama doit savoir que les signes de changement apparaîtront avec une nouvelle politique en Irak, en Afghanistan, au Liban et en Palestine. Des pays qui ont été ces dernières années, le théâtre de la politique hégémonique et militariste de Bush et de crimes qui resteront gravés dans l’Histoire. Les médias occidentaux sont remplis d’articles sur l’élection d’Obama, ses promesses de changements et de changement de comportement envers les pays musulmans.
Il est nécessaire de rappeler qu’après son investiture, à la Maison blanche, il a parlé de discussions sans conditions préalables avec l’Iran, déclarant «qu’il ne faut pas faire aux autres ce que l’on n’aime pas pour soi-même». Les dirigeant dans le monde parlent d’une «occasion en or» pour le dialogue. La République islamique d’Iran et les services diplomatiques doivent suivre cela avec sérieux et prendre les mesures nécessaires dans ce contexte qui paraît artificiel et ne pas tomber dans le piège de ces discours et de ces slogans.
Les déclarations d’Obama ne dépassent pas pour l’instant, le niveau de la publicité, il faut attendre des changements véritables dans la politique et la stratégie américaine pour croire à un véritable changement de comportement. Il ne faut pas faire preuve de sentimentalisme ou de simplicité, mais avoir une vision profonde et prête au niveau stratégique, car les précautions, l’étude précise du comportement du gouvernement américain dans l’avenir, et le respect des principes de base de la République islamique sont les positions naturelles de la République islamique.
Les déclarations d’Obama sur un dialogue sans conditions préalables, et celles de son conseiller à la réunion de Munich, sur la suspension des activités nucléaire, le renforcement des sanctions et la politique du bâton et de la carotte, dénoncent déjà des déviations politiques et laissent prévoir les résultats de ces négociations. Jusqu’ici nous pouvons dire que la politique d’Obama spécialement dans le choix de ses collègues de travail, annonce une marche vers le même bourbier où se sont empêtrés pendant huit ans, Bush et ses compères.
La décision d’Obama d’envoyer 17 000 soldats en Afghanistan est du même registre. Mais les déclarations d’Obama sur les trente ans de programmation américaine contre l’Iran, qu’il a qualifiés de comportement agressif, avec l’imposition de huit ans de guerre qui ont fait 200 000 morts et des centaines de milliers de victimes et de blessés, les complots de coup d’état militaire et des dizaines d’autres actions contre le peuple iranien et la République islamique, sont encourageantes. Le retrait des monafeghin de la liste des groupes terroristes est inacceptable, le silence d’Obama sur cette affaire laisse à réfléchir.
Un changement de politique de la part d’Obama, exige des mesures pratiques pour le respect des droits des peuples musulmans, spécialement en Irak, en Afghanistan, au Liban et en Palestine. Si la politique précédente était juste il n’est pas nécessaire de la changer, par contre si elle était injuste, il faut avec courage, présenter des excuses aux peuples opprimés de la région et chercher à réparer les fautes qui ont été commises. Le temps de la domination est révolu, aujourd’hui, les peuples manifestent leur désapprobation et demande un monde multipolaire, cela est inévitable, les pays islamiques, la Russie, la Chine et l’Europe insistent sur ce point, et les Etats-Unis n’ont pas d’autres choix que celui de reconnaître et de respecter ces revendications mondiales. La nation iranienne a montré qu’elle ne cherche rien d’autre que l’honneur et le respect de ses intérêts nationaux. Les trois pouvoirs, qui sont l’héritage de l’imam Khomeiny, et le Guide suprême l’Ayatollah Khamenei, ont tous insisté sur la participation massive de la nation aux manifestations du 10 février, pour le trentième anniversaire de la victoire de la révolution, qui a prouvé le lien étroit qui existe entre la nation et les valeureuses prescriptions islamiques.
Obama doit le plus vite possible, reconnaître les erreurs de Bush et des conservateurs, arrêter cette politique d’ingérence et reconnaître les résultats des élections démocratiques au Liban, en Afghanistan, en Palestine et en Irak. Ce changement de politique n’est pas «le cadeau» d’Obama aux peuples du monde, spécialement l’Iran, mais la reconnaissance inévitable d’un droit légitime que les pays opprimés imposeront aux Etats-Unis, dans le respect de la paix et de l’amitié au lieu du bellicisme américain, dans le respect des valeurs des peuples au lieu de l’occupation et de la terreur, et dans le respect d’un monde multi polaire au lieu de l’hégémonie américaine» a déclaré Hamid Reza Hadji Baba’i.
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