Les Français ont réussi à découvrir les nouvelles sciences grâce aux musulmans

11:17 - February 24, 2009
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Philippines(IQNA)- Georges Gaston Fidiou, attaché culturel de l’ambassade de France à Manilles, aux Philippines, lors d’une rencontre avec Chahab-o-Din Dara’i, attaché culturel de la République islamique dans ce pays, avait présenté l’Histoire des sciences en France et déclaré que les Français avaient réussi à découvrir les nouvelles sciences grâce aux livres des musulmans en Andalousie et au Maroc.
«Au moyen âge, aux XIV° et XV° siècles, des livres qui étaient venus en France de Rome et de Grèce, ont été brûlés par les autorités catholiques qui prétendaient que seules les vérités révélées dans les livres saints avaient de la valeur. Cela a obligé les scientifiques européens à étudier les livres des musulmans en Andalousie et au Maroc.
Lors des Croisades, les Européens qui s’emparaient des palais des sultans ne savaient même pas à quoi servaient «ces lits» qu’ils voyaient dans les maisons. L’Occident a tiré sa science des pays musulmans et l’a développée, et l’a ensuite redonnée aux musulmans en tant que produit national, alors que l’origine de ces sciences vient des pays musulmans. Le problème des pays occidentaux aujourd’hui, est celui d’une éthique économique et politique, car les dirigeants en premier lieu, dans leur campagne électorale, respectent les valeurs sociales, mais ces valeurs laissent peu à peu la place aux questions politiques et économiques qui deviennent prioritaires dans leur gestion de la société.
La situation est arrivée à un point où certains dirigeants européens estiment que la politique des Etats-Unis en Afghanistan, en Irak et au Moyen-Orient en général, est une opportunité, et ils regardent les soldats américains se faire tuer, les fonds américains se dilapider dans ces régions, en profitant de cette occasion «pour construire l’Europe», «renforcer leur économie et leur présence dans les autres pays du monde», en laissant «leur grand frère» faire ce qu’il veut au Moyen-Orient.
Dara’i quant à lui, a souligné que la France, qui est le porte drapeau de la démocratie dans le monde, et un centre culturel mondial avec l’Unesco à Paris, de grandes universités comme la Sorbonne, le festival international du cinéma à Cannes, et autant de personnalités scientifiques, culturelles et artistiques, ne devrait pas autoriser ce gaspillage des valeurs humaines dans la société occidentale.
«L’Iran, qui a réussi à concilier l’économie, la politique, la religion et les valeurs humaines, depuis trente ans, est à la recherche de l’instauration de la justice dans la société, et ne connaît aucune contradiction dans ces différents domaines. Dans le passé, la France a toujours eu une certaine indépendance dans sa politique étrangère, cela s’est vu spécialement dans le refus de Jacques Chirac d’accompagner les Etats-Unis dans leur expédition militaire en Irak, mais malheureusement, cette situation a changé et l’opinion internationale voit la France s’engager dans une voie différente», a-t-il dit.
L’attaché culturel français a répondu qu’il était tout à fait d’accord et qu’en tant que membre du Conseil culturel européen, il avait souvent eu des discussions à ce sujet avec ses collaborateurs, qui allaient dans le sens des déclarations de l’attaché iranien, mais que, malheureusement, la situation dans le monde était telle que rien ne compte en dehors de l’argent.
Dara’i a répondu que les intérêts économiques n’étaient pas incompatibles avec une bonne gestion, et que l’argent n’était qu’un moyen et non un but dans lequel la culture et le terrorisme seraient tous deux considérés comme des moyens!
Les deux parties ont échangé leurs expériences dans les activités culturelles aux Philippines, et il a été convenu que des réunions et des projets en commun seraient organisés dans l’avenir.
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