Une occasion pour présenter l’art et la culture islamique

12:31 - February 27, 2009
Code de l'info: 1748917
Grande-Bretagne(IQNA)- Mohamad Abdol Bari, responsable du Conseil des musulmans anglais, a signalé que le choix de Bakou comme capitale culturelle du monde de l’islam en 2009, était l’occasion pour ce pays et les pays voisins qui jouissent d’une longue Histoire et sont considérés comme des sources de jurisprudence et de grandes personnalités islamiques, de montrer les richesses de la culture et de l’art islamique.
«L’Azerbaïdjan jouit d’une position stratégique dans le monde de l’islam, et peut jouer un rôle important», a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’association des musulmans de Grande Bretagne tentait d’établir des liens entre les différents groupes religieux et d’encourager une présence active des musulmans dans la société anglaise : «Aujourd’hui plus de 50% des musulmans anglais sont nés dans ce pays, notre association estime que ce pays n’appartient pas seulement aux blancs et aux chrétiens mais à tous les citoyens qui travaillent à la construction d’une société épanouie et juste», a-t-il dit.
Interrogé sur la manière de lutter contre l’islamophobie, il a souligné que l’islamophobie existait depuis des siècles dans la culture occidentale et se manifestait de diverses manières : «Aujourd’hui elle se manifeste à cause de l’immigration, de l’extrémisme et du terrorisme. Ce phénomène se présente comme un racisme organisé, dans les discours et les relations, dans des insultes ou des inégalités, vis-à-vis des musulmans. Aujourd’hui, nous sommes loin de pouvoir résoudre ce problème social.
Il faut tout d’abord faire comprendre que les musulmans sont des partisans de la justice et de l’amitié, et non des «étrangers». Les musulmans doivent jouir des mêmes droits que les autres citoyens, ce sont les objectifs de notre association. Nous travaillons étroitement avec les autorités juridiques et Royan Williams, archevêque de l’Eglise anglicane. La nécessité du concours des musulmans dans la mondialisation se fait de plus en plus sentir. Il y a beaucoup de centres de réflexion et de dialogue qui se créent dans les pays islamiques. Les musulmans doivent résoudre eux-mêmes leurs différends, par la diplomatie et les tribunaux intérieurs, pour l’élaboration d’une bonne politique. Les événements au Liban, la proposition du Qatar d’un règlement des problèmes du Darfour et la réunion de Djibouti qui a permis l’élection d’un nouveau Président en Somalie, ont redonné l’espoir à la communauté.
Sans l’organisation de ces gouvernements, la sécurité mondiale sera en danger. Nous devons travailler à la résolution des problèmes en Palestine, au Cachemire, en Afghanistan et en Somalie», a-t-il déclaré.
Il a souligné que d’autre part, la crise mondiale était une occasion pour le monde de l’islam de jouer un rôle important dans la résolution des problèmes, grâce à son brillant système économique, ses marchés et ses ressources humaines et naturelles.
Interrogé sur les relations politiques entre les pays islamiques et l’Occident et leur impact, Mohamad Abdol Bari a déclaré que les relations entre ces différents pays, fondées sur le dialogue des civilisations, avaient été très profitables : «Ces discussions ont commencé il y a des dizaines d’années, spécialement au cours des deux guerres mondiales. Le philosophe allemand Oswald Spengler a publié «Le Déclin de l'Occident» en 1918, et après la seconde guerre mondiale, l’anglais Arnold Twinby publiait «La compréhension de l’histoire», recherche sur les civilisations dans le monde, où il prévoit pour la société occidentale, le même sort que celui de la civilisation grecque».
«Avec la fin du contrôle de l’Iran par les Etats-Unis, en 1979, et la victoire de la Révolution islamique, les discussions ont pris de nouvelles directions. Un discours est apparu sur le choc des civilisations, islamiques et occidentales, qui se poursuit et se développe chez certains théoriciens et responsables politiques occidentaux,» a constaté Mohamad Abdol Bari.
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