Djeddah(IQNA)- Le Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique, Ekmeleddin Ihsanoglu, a exprimé sa vive déception après l’annonce de la mise en accusation par le Tribunal Pénal international, du Président soudanais, Oumar Hassan El Bashir et a fermement rejeté cette décision qu’il a qualifiée d’infondée.
Tout en réitérant la position du principe de l’OCI dans cette affaire, le Secrétaire général a exprimé son souci de voir cette initiative du TPI hypothéquer sérieusement les efforts actuellement entrepris en vue de faciliter un règlement rapide du conflit du Darfour et de promouvoir une paix durable et la réconciliation nationale au Soudan. Il a également souligné que cette mise en accusation risquait d’avoir de répercussions encore plus graves et de déstabiliser le pays et la région tout entière. Le Secrétaire général a rejeté en même temps la politique des deux poids, deux mesures et de sélectivité appliquée par la communauté internationale en matière de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, au risque de saper la crédibilité du système juridique international.
Le Secrétaire général a appelé de nouveau le Conseil de sécurité à suspendre cette mesure prise par le TPI dans l’intérêt des efforts de paix engagés au Soudan.
Saisissant cette opportunité, le Secrétaire général a également renouvelé son appel aux autorités soudanaises en vue de diligenter les investigations et les procédures judiciaires visant à traduire en justice les auteurs des crimes supposés au Darfour, afin que le principe de justice soit respecté et appliqué sans équivoque.
Source: OCI