Selon le bureau d'IQNA en Jordanie citant le quotidien jordanien Al Qad, le chef de la fraction du Front de l'Action Islamique, Hamza Mansour, s'est dit étonné des récentes déclarations faites par le ministre jordanien de l'information sur l'attachement de son pays à l'application des accords de Rome dans le cas de l'arrivée du président soudanais Omar el Bachir sur le sol jordanien.
Dans une lettre adressée mardi au premier ministre jordanien, Hamza Mansour a écrit : "Les déclarations faites par Nabil al Charif, ministre de l'information, vont susciter des contestations dans la situation épineuse actuelle, d'autant plus que toute la communauté islamique, au niveau des dirigeants aussi bien qu'au niveau des peuples, est unanime à rejeter le verdict du Tribunal Pénal International au sujet du président soudanais."
Mansour a ajouté : "La décision prise par le Tribunal Pénal International contre le président soudanais est un complot fomenté contre la communauté islamique et les efforts arabes et internationaux se poursuivent pour obtenir son annulation."
Dans un acte politique, la Cour Pénale Internationale de La Haye a récemment lancé pour la première fois le verdict de l'arrestation d'un chef d'Etat en accusant El Bachir de 65 ans de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
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