"Madame G. revêt la burka, ce qui caractérise une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française", arguait la Sacoviv dans la lettre de refus envoyée en juillet 2008, révélée par Le Canard Enchaîné cette semaine et dont l'AFP a obtenu une copie.
"Cette phrase est une faute professionnelle, le port de la burka n'est pas un critère d'attribution de logement pour la Sacoviv", organisme de logement de la ville, a déclaré le maire de cette ville de l'agglomération lyonnaise, soulignant que "250 à 300 femmes" portant cette tenue musulmane couvrant tout le corps étaient logées par la Sacoviv.
"Il faudra bien que la République française s'exprime(et dise) si l'on doit ou non accepter que des femmes soient enfermées dans ces prisons de tissu", a-t-il cependant ajouté, excluant toute sanction après ce courrier.
M. Gerin a expliqué que le refus était dû à l'attitude du père de famille, qui n'a pas répondu aux questions des services sociaux, et souligné que la famille avait essuyé deux autres refus du logement social à Bron.
"Monsieur G. n'est pas inscrit dans une démarche professionnelle active", est-il encore écrit dans la lettre de refus de la Sacoviv.
Le Parti socialiste de Vénissieux a quand à lui demandé "que la justice soit saisie": "Cet acte de discrimination est d'autant plus grave que le bailleur est un bailleur public, et qu'il devrait faire preuve d'exemplarité".
Source: AFP