Techniciens et imams du Sénégal poursuivent le débat

18:18 - April 27, 2009
Code de l'info: 1770367
Sénégal(IQNA)- Dans le cadre de la poursuite du programme issu des conclusions tirées lors de l’atelier national tenu à Thiès le 26 Février dernier, l’association « Siggil Jiguene », en partenariat avec les services régionaux de santé, et l’Usaid a tenu Samedi dernier à Kaolack, un atelier de partage avec des Imams de la région.
Lien recommandé Cette rencontre dont l’objectif était d’orienter les religieux sur le débat « Islam et planning familial », a constitué pour autant une occasion entre acteurs de la santé de reproduction et de lutte contre la mortalité maternelle, d’amener les acteurs de l’Islam à se saisir de la problématique, et d’exploiter le créneau de la sensibilisation par le biais de la religion. Dans tout le temps, la pratique moderne et organisée de l’espacement des naissances autrement appelée planning familial a toujours concocté des résultats minimes.
La réflexion engagée avec les Imams s’inscrivait en effet dans une dynamique d’utiliser désormais l’argumentaire des religieux afin de mieux apprendre aux populations que l’Islam à travers tous ses écrits n’a jamais interdit la pratique du « planning familial », en tant que facteur de santé.
Malgré la forte baisse du taux de mortalité enregistrée depuis quelques mois au niveau de la région de Kaolack, qui passe aujourd’hui de 820 à 401 cas pour 100.000 naissances, les acteurs réunis autour du programme de lutte contre la mortalité maternelle préconisent de booster encore en faveur d’une implication plus large des populations, afin de réduire de 18 à 35 % la mortalité maternelle au Sénégal. Nécessairement ce programme doit passer par une adhésion plus large des femmes au planning et la réduction des grossesses prématurées et celles déclarées tardivement chez les femmes de plus de 40 ans.
Ainsi les résultats attendus à la sortie de cette rencontre permettront de définir une nouvelle forme de communication qui va de surtout pousser les Imams à tenir un autre langage dans les sermons de chaque Vendredi.
Ainsi dans les lieux de culte, ils pourront désormais prêcher en faveur du planning familial et enseigneront surtout les recommandations de l’Islam au sujet de la santé maternelle, de la santé pour la reproduction et la santé d’une manière générale. Il faut aussi ajouter que les débats lors des travaux, ont été surtout orientés vers les échanges sur la série des dix (10) questions, et les interprétations de certains « hadiths » auxquelles le programme national de la santé pour la reproduction, souhaiterait des réponses et éclaircissements.
Source: sudonline
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