La ville d’Al-Qods et la Mosquée d’Al-Aqsa font également l’objet d’une offensive féroce et absolument inouïe visant à les judaïser et à en occulter totalement l’identité arabo-islamique. Ces pratiques ont atteint leur point culminant avec les attaques dont la Mosquée d’Al-Qods a été la cible, avec les fouilles menées dans les soubassements de l’édifice, l’installation de Synagogues en contre bas et dans la périphérie immédiate, les profanations répétées par des extrémistes israéliens sous la protection des forces de l’occupant, et l’extension du champ des agressions israéliennes qui ont entraîné la destruction totale de plusieurs cités palestiniennes et l’expulsion de leurs habitants.
Les agressions israéliennes à l’intérieur de la ville sainte s’inscrivent dans le droit fil d’une stratégie soigneusement étudiée qui risque, si l’on n’y met le holà, de se traduire au final par la perte de cette ville bénie. Il appartient aujourd’hui et plus que jamais aux Etats membres de s’empresser d’apporter leur soutien à la résistance stoïque de la ville d’Al-Qods, de ses habitants et de ses institutions.
La situation humanitaire dans la bande de Gaza exigerait un effort islamique conséquent pour y remédier. "Il m’a été donné de visiter récemment la bande de Gaza où j’ai pu constater de visu l’état de la situation humanitaire et mesurer l’ampleur des dégâts. J’ai pu rencontrer les réfugiés et observer de mes propres yeux les conséquences de la lâche agression israélienne qui a dépassé en atrocité et en cruauté toutes les limites du tolérable. De véritables crimes de guerre et crimes contre l’humanité y ont été perpétrés. Des agissements barbares ont été commis par la soldatesque qui a assassiné de manière préméditée des enfants, des femmes, des vieillards et des civils innocents et n’a pas hésité à utiliser des armes internationalement prohibées. Il est maintenant de notre devoir de conjuguer nos efforts pour faire comparaître les auteurs de ces crimes devant les juridictions internationales compétentes, tout comme il est de notre devoir de diligenter la reconstruction de la bande de Gaza et de mettre un terme aux épreuves et aux souffrances endurées par nos frères de là bas." a dit le secrétaire général du conseil des ministres des affaires étrangères.
Ce qui est encore plus navrant c’est le climat de discorde interne qui a érodé la sympathie internationale avec les Palestiniens à un moment où ces derniers ont plus que jamais besoin de parler d’une seule voix et de conjuguer leurs efforts pour faire face à l’évolution de la situation politique marquée par l’arrivée d’un nouveau gouvernement extrémiste en Israël. "Je voudrais à cette occasion appeler nos frères palestiniens à trouver rapidement une solution à leurs querelles intestines et dire par la même occasion à quel point j’apprécie les louables efforts entrepris par la République arabe d’Egypte pour colmater cette brèche et œuvrer pour l’unité des factions palestiniennes." a precise le secrétaire général du conseil des ministres des affaires étrangères.
Le secrétaire général a signalé: "D’un autre côté, nous avons suivi avec beaucoup de soulagement l’évolution de la situation en Irak et les nouvelles faisant état d’un retrait prochain des forces étrangères de ce pays. Nous nous sommes également réjouis de l’amélioration continue de la situation sécuritaire et des progrès de l’expérience démocratique, qui devrait se matérialiser par le renforcement de l’unité nationale irakienne, la sauvegarde de l’intégrité territoriale de l’Irak, et le recouvrement par ce pays de sa pleine souveraineté et de son indépendance."
L’OCI a été au premier rang des organisations internationales qui ont cherché à établir un contact permanent avec les autorités irakiennes à Bagdad, en multipliant les visites, en nommant un Ambassadeur en Irak et en contribuant à mettre un terme aux affrontement interethniques et interconfessionnels en convaincant les principaux leaders religieux irakiens de se rendre à La Mecque pour y signer un pacte qui proscrit et criminalise le meurtre de Musulmans.
Ceci sans parler des efforts que nous avons déployés pour combattre les idéologies d’excommunication des Musulmans, faire reconnaître la légitimité et l’islamité des huit grandes écoles islamiques et les laver de toute accusation d’apostasie et d’hérésie. Je me suis rendu personnellement à Bagdad pour y rencontrer les responsables irakiens, à la tête d’une forte délégation groupant les représentants des différentes instances économiques et culturelles de l’OCI comme la Banque islamique de Développement, en vue d’examiner la possibilité de contribuer aux projets de reconstruction et de développement de l’Irak. Il faut savoir à cet égard que la BID a décidé d’allouer à cette fin une dotation de 500 millions de dollars.
En Somalie, il a été constaté un léger mieux au niveau politique par rapport à l’année écoulée, avec le lancement du processus de paix des Nations Unies pour rétablir la paix en Somalie sous les auspices de la République de Djibouti. Ces efforts de pacification ont abouti à l’élection du Président Cheikh Chérif et à la formation d’un gouvernement de coalition nationale. L’OCI a contribué de manière agissante à tous ces efforts en sa qualité de membre observateur de l’accord de paix de Djibouti.
La situation au Soudan focalise également l’attention de l’OCI. Les efforts internationaux déployés en vue de faire avancer le processus de paix au Darfour n’ont hélas pas abouti. J’ai effectué une visite au Soudan ces derniers temps et j’ai rencontré plusieurs responsables à la tête desquels S.E. le Président Oumar Hassan Al basheer.
"J’ai informé S.E. que l’Organisation de la Conférence islamique rejette la décision de la Cour et sa politique des deux poids, deux mesures, et proclame sa solidarité avec la position du Gouvernement soudanais. J’ai, demandé en même temps que la justice soudanaise applique le droit en jugeant les auteurs des crimes commis au Darfour pour que l’opinion public internationale comprenne que le Gouvernement soudanais est sérieux et est bien décidé à traiter la question humanitaire dans cette région." a dit le secrétaire général du conseil des ministres des affaires étrangères.
Le Comité exécutif ministériel de l’Organisation de la Conférence islamique a organisé une réunion au niveau des délégués permanents des Etats membres à New York le 27 mars dernier pour apporter son soutien au Soudan et exprimer sa position vis-à-vis du Président soudanais. L’OCI a déclaré à cet égard son rejet de la décision de la Cour et réaffirmé son attachement à la souveraineté du Soudan et à l’immunité des Chefs d’Etat ; elle a demandé au Conseil de Sécurité de suspendre définitivement le mandat de la Cour Pénale. Nous avions dépêché aussi deux missions avec la participation de certaines institutions de l’OCI pour faire le point de la situation humanitaire au Soudan.
Concernant la situation en Afghanistan, l’OCI pense que ce pays se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Il fait face à des défis qui ont pour nom la paix, la sécurité et la stabilité. L’Organisation de la Conférence islamique n’a cessé d’être active et d’appuyer les efforts de beaucoup de pays membres de la communauté internationale visant à l’établissement d’une paix globale en Afghanistan. "J’ai pris part à cet égard, à une conférence sur l’Afghanistan tenue à Moscou où j’ai prononcé une allocution." a t-il conclu.
L’OCI a participé également à une conférence internationale sur l’Afghanistan qui s’est déroulée à Lahaye. L’Organisation de la Conférence islamique n’a pas oublié les questions de développement de reconstruction en Afghanistan ; elle leur accorde plutôt un intérêt constant et je profiterais de cette opportunité pour saluer les Etats membres qui ont contribué efficacement et sérieusement à ces activités.
Source: OCI