Les ministres des affaires étrangères et des représentants de 57 pays islamiques, et nombre d'autres en qualité d'observateurs, participent à cette conférence qui se tient sous le mot d'ordre vers le renforcement de la solidarité islamique et dont les travaux dureront trois jours.
La Syrie, sait-on, a achevé ses préparatifs pour accueillir cette importante réunion dont l'ordre du jour comprend de nombreuses questions intéressant le monde islamique, en tête desquelles figurent le conflit arabo-israélien, les développements dans la ville sainte d'al-Qods, objet des agressions israéliennes incessantes, l'état présent du processus de paix au Moyen-Orient, la situation du Golan syrien occupé et la persistance contre l'occupation des territoires libanais.
La conférence discutera de la situation en Irak, des développements en Somalie et de la situation au Soudan en vue d'une position islamique commune envers la décision de la CPI, ainsi que de la réforme des institutions des Nations Unies et de l'extension des membres du Conseil de Sécurité.
La conférence abordera également le rôle à l'avenir de l'Organisation de la Conférence islamique(OCI) dans la préservation de la sécurité et de la paix et le règlement des conflits entre les pays membres.
Il est prévu de discuter la question de la lutte contre l'Islamophobie et d'autres questions relatives aux activités économiques, à la santé, à l'enseignement supérieur et à l'environnement dans le monde islamique.
Les décisions qui seront prises à la fin de la conférence couvriront les côtés politiques, économiques, sociaux, culturels et scientifiques.
La Déclaration de Damas qui sera publiée sera concentrée sur les derniers développements sur la scène internationale et la position des pays membres à l'égard de ces développements, notamment la position de la Syrie en sa qualité de pays qui accueille cette rencontre islamique importante.
La réunion préparatoire de l'actuelle session qui s'était tenue le 15 courant à Djedda sous la présidence de la Syrie avait approuvé une série de projets et de décisions qui seront soumis au conseil ministériel à Damas sur la question palestinienne, le conflit arabo-israélien, al-Qods, le Golan syrien occupé et le processus de paix au Moyen-Orient.
D'autres décisions ont été prises condamnant les sanctions unilatérales imposées aux pays membres de l'Organisation de la Conférence islamique, la situation en Irak, au Soudan, en Somalie et la question du désarmement et de faire de la région du Moyen-Orient une zone vide des armes nucléaires.
La 35ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des pays islamiques avait été tenue dans la capitale ougandaise Kampala les 18 et 20 juin dernier avec la participation de la Syrie.
L'OCI est la deuxième des plus grandes organisations gouvernementales internationales après les Nations Unies et comprend 57 Etats membres répartis dans les quatre continents et elle est considérée comme la voix collective du monde islamique.
L'Organisation a été fondée par décision du sommet du Golfe tenu à Rabat au Maroc le 25 septembre 1969, en réponse au crime de brûler la mosquée al-Aqsa à Al-Qods occupé.
La première conférence islamique a été tenue en 1970 à Djedda et elle a décidé la création d'un secrétariat général de l'Organisation ayant Djedda comme siège provisoire.
Source: sana