En outre, le nombre d'entreprises qui octroient des services financiers islamiques avait passé d'une seule entreprise dans les années 70 du siècle dernier à 350 oeuvrant dans 75 pays, faisant "le système bancaire islamique".
Toutes les études prévoient que les banques islamiques soient pendant les prochaines 10 années responsables de la gestion d'environs de la moitié d'épargne du monde islamique.
L'industrie financière islamique avait débuté dans les années 70 du siècle dernier par la fondation en 1975 de la banque islamique du développement, entreprise internationale oeuvrant suivant al-Charia islamique, et la banque islamique de Dubaï.
Jusqu'à la fin de l'année dernière, le total des financements de cette banque a atteint 56,89 milliards $ pour des différents pays membres.
En 1998, l'ouverture de la banque arabe islamique internationale avait entretenu la concurrence entre les deux banques.
Durant 9 ans, 16 filiales de cette banque ont été ouvertes et ont attiré plus de 60 milles clients, la chose qui souligne ses bénéfices, (25 millions $) pendant l'année dernière.
La Malaysia se présente comme le centre des affaires bancaires dans le monde.
Le rapport de la concurrence des banques islamiques de 2007 a indiqué que la valeur des dépôts des banques islamiques avait atteint 200 milliards $ en 2007, alors que le volume de leurs actifs était 750 milliards $ pendant la même année et qu'il est prévu qu'il dépasse un trillion $ en 2010.
Mais, plusieurs défis affrontent ces banques entre autres: Le manque des outils d'investissement pour absorber la liquidité entre les banques islamiques, la difficulté du financement à long terme à cause de leurs dépôts à vu, les craintes de la fuite du capital des investisseurs à cause de la différence entre les banques islamiques et les banques traditionnelles et le manque des cadres biens formés et capables de développer cette industrie, auxquels s'ajoutent la multiplicité des Fatwas des différentes pays islamiques.
Par contre, et durant les 33 années de la vie des banques islamiques, elles ont pu faire d'importantes démarches à travers des entreprises fondamentales dont, le Conseil des normes légales, le Conseil des banques, le Conseil de la notation internationale et la chambre de commerce islamique, qui vont appuyer la marche bancaire islamique.
Des experts économiques ont affirmé que les effets de la crise financière mondiale qui avait affecté les banques du monde, étaient limités sur les entreprises financières islamiques grâce à la nature de l'industrie financière islamique basée sur la participation au profit et à la perte et sur les opérations soutenues d'actifs effectifs.
Le président exécutif de la banque d'investissement islamique européenne, a estimé que le bouleversement des marchés des capitaux offre des opportunités à l'industrie des banques islamiques.
De son côté, M. Abdel Qader Dweik, directeur général de la banque syrienne internationale islamique, a indiqué que les banques islamiques font partie du concept de l'économie islamique et œuvrent sur des concepts interdisant le traitement aux risques et au monopole.
M. Suheil Hamdan, directeur de la chambre d'expertise pour les études et la publicité, a souligné que les banques islamiques à l'extérieur de Syrie ont été affectées par la crise mondiale, ayant des investissements dans des banques opérant à des taux d'intérêts élevés.
Pour sa part, M. Agdallah Fawaz, directeur de la chambre à Damas, a indiqué que la réussite des banques islamiques est dans sa transformation de l'économie financière à celle effective.
Source: sana