L'OCI, sa fondation et son parcours

10:57 - May 23, 2009
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Damas(IQNA)- L'idée d'établir une organisation islamique internationale remonte aux années 60 mais le besoin de son établissement a paru, en effet, après l'incendie de la moquée al-Aqsa en 1969 par les mains de l'occupant israélien.
La 1ère conférence islamique s'était tenue alors à Rabat à la mi-septembre 1969, avec la participation des délégation de 26 Etats islamiques, et la 1ère réunion des ministres des affaires étrangères des pays islamiques a été tenue en mai 1970 à Djedda (Arabie Saoudite).
"Depuis, la cause palestinienne et la question de la ville occupée d'al-Quds, étaient les priorités de la nation islamique et ses dirigeants", indique un rapport élaboré par l'agence d'informations SANA à l'occasion de la réunion demain à Damas du Conseil ministériel de l'organisation en question.
"Dès sa fondation, l'OCI a centré ses intérêts en les questions politiques, économiques, culturelles et du développement des pays islamiques et aux priorités de leurs peuples, et les changements internationaux l'ont stimulé à jouer un rôle efficace et conséquent sur la scène internationale", a souligné le rapport, s'attardant sur le souci de l'organisation d'activer son rôle et ses activités pour confirmer sa place sur la carte internationale, pour contribuer à la formation de la mondialisation pour bénéficier de ses côtés positifs tout en évitant ses côtés négatifs, et pour faire face aux défis menaçant les intérêts et l'avenir de la nation islamique.
Le rapport met l'accent sur l'intérêt des pays islamique en la paix qu'ils voulaient basée sur la justice, le respect mutuel et les intérêts communs, sur leurs efforts pour conserver leur solidarité et sur leur attachement à l'autodétermination et à la non ingérence dans leurs affaires internes.
L'OCI soutient les questions justes, la lutte des peuples musulmans pour la préservation de leur dignité, leur indépendance et leurs droits nationaux et les droits des peuples reconnus par la charte des Nations Unies et le droit international, poursuit le rapport, évoquant le grand intérêt de l'OCI à coordonner les efforts pour préserver les lieux saints, et soutenir la lutte du peuple palestinien pour qu'il recouvre ses droits et libère ses terres occupées, à éliminer toute forme de ségrégation raciale et d'occupation et à créer des circonstances adéquates pour le renforcement de la coopération et l'entente entre les pays membres et les autres pays.
En même temps, l'Organisation de la Conférence Islamique travaille à consolider la coopération économique et commerciale entre les pays islamiques pour réaliser leur complémentarité dans le but de créer un marché islamique commun et réaliser le développement humain durable dans les pays islamiques, encourage la promotion et le développement des sciences et des technologies et incité à la coopération entre les pays membres dans ce domaine, et agit constamment pour protéger le vrai image de l'Islam, tout en encourageant le dialogue entre les religions et entre les civilisations, souligne le rapport.
Dans le communiqué final adopté à l'issue de leur 35ème session tenue juin dernier à Kampala en Ouganda les chefs de la diplomatie des pays membres de l'OCI ont réitéré l'engagement des pays islamiques à la paix juste et globale dans la région, tout en affirmant que les politiques, les pratiques et les plans colonialistes et expansionnistes israéliens ne menacent pas seulement les pays arabes mais aussi islamiques et mettent la paix et la sécurité internationales en danger et que la question de la ville sainte al-Quds et son identité arabe et islamique sont la question centrale de la nation islamique tout entière.
Les ministres ont aussi affirmé la nécessité de défendre les lieux saints et condamné l'agression israélienne ininterrompue contre le peuple palestinien
La session de Kampala a également a affirmé le droit de la Syrie à la récupérer son Golan occupé, estimant que la poursuite de l'occupation de ce territoire menace la paix et la sécurité dans la région, et appelé Israël à se retirer de tout le Golan jusqu'à la ligne de 4 juin de /1967/ conformément aux résolutions ad hoc de la légalité internationale.
Elle a, en outre, proclamé l'appui des pays islamiques à la fermeté et la résistance des Golanais contre les mesures israéliennes oppressives et contre les tentatives israéliennes constantes de porter atteinte à l'attachement des Golanais à leur terre et leur identité syrienne et arabe, et à la position de la Syrie vis-à-vis de la réalisation de la paix dans la région, et refusé sanctions américaines unilatérales imposées à la Syrie et aux pays membres de l'Organisation.
Dans le même contexte, le communiqué final de la 35ème session des ministres des AE de l'OCI a appelé à l'édiction d'une série de législations ordonnant le boycottage islamique d'Israël, affirmant la nécessité d'appliquer le boycottage en tant que droit légitime pour forcer les Israéliens à se conformer aux résolutions de la légalité internationale.
Par ailleurs, le communiqué final qui s'est inspiré des décisions du 11ème sommet de l'OCI tenu en mars l'année dernière à Dakar, a adopté plusieurs décisions affirmant le soutien de l'Organisation aux questions arabes et islamiques justes, à la lutte contre l'Islamophobie.
La 35ème session a plaidé pour la réforme de l'Organisation des Nations Unies et la dénucléarisation du Moyen-Orient.
Le sommet de l'OCI, se tient périodiquement une fois tous les trois ans dans l'un des pays membres, ce pays en assume la présidence pendant trois ans; tandis que les ministres des affaires étrangères se réunissent annuellement.
L'OCI est composée du Sommet Islamique, la plus haute instance, du Conseil des ministres des affaires étrangères, et du Secrétariat Général.
Le secrétariat général qui en est l'organisme exécutif, est chargé d'appliquer les décisions prises par le Sommet et le Conseil. Il est composé de comités ministériels et d'autres tels que le Comité d'al-Quds, le comité permanent de l'information et des affaires culturelles (COMIAC), le Comité permanent de la coopération économique et commerciale (COMCEC) et le Comité permanent pour la coopération scientifiques et technologique (COMSTECH).
Le 6ème Sommet Islamique tenu dans la capitale sénégalaise, Dakar, en 1991 a constitué un point de mutation de l'action islamique au niveau économique, le COMCEC ayant alors proposé une stratégie et un plan de travail pour le renforcement de la coopération économique entre les pays membres, lequel a été approuvé par le 7ème sommet islamique à Casa Blanca (1994).
Ainsi, l'OCI a fondé nombre d'établissements économiques financés par l'organisation et par les revenues des services qu'ils octroient. De ces établissements on cite: le Centre islamique du développement du commerce, le Fonds de la solidarité islamique, l'Union internationale des Banques islamiques, la Banque islamique du développement, la Chambre islamique de commerce et d'industrie ainsi que le Comité de la solidarité islamique avec la Côte d'Ivoire.
Reste à indiquer que l'OCI est composée de 57 pays membres qui sont: Azerbaïdjan, Jordanie, Emirats Arabes Unis, Albanie, Afghanistan, Indonésie, Ouzbékistan, Uganda, Iran, Pakistan, Bahrein, Sultanat de Brunei, Bengladesh, Bénin, Burkina Faso, Tadjikistan, Turquie, Turkménistan, Tchad, Togo Tunisie, Algérie, Djibouti, Arabie Saoudite, Sénégal, Soudan, Syrie, Suriname, Sierra Leone, Somalie, Irak, Sultanat d'Oman, Gabon, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, république coopérative de Guyane, Palestine, Kazakhstan, Cameron, Koweit, Liban, Libye, les Maldives, Mali, la Malaisie, les îles des Comores, Kirghizistan, Qatar, Egypte, Maroc, Mauritanie, Mozambique, Niger, Nigeria, Yémen et la Côté d'Ivoire.
Source: sana
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