Brésil(IQNA)- Malgré la tolérance existant au Brésil pour les musulmans, la plupart des mosquées sont fermées par manque d'imam de la prière, ce qui menace sérieusement l'identité des musulmans, spécialement les jeunes.
Sadegh Osmani, directeur du département des affaires islamiques du centre islamique situé à Sao Polo en Amérique Latine, a dit: "Dans presque toutes les villes importantes du Brésil, il y a des mosquées mais une mosquée sur trois est fermée faute d'imam de la prière. Dans la ville de Sao Polo, il existe environ dix pourcent des mosquées du pays, dont la première mosquée construite en 1929 en Amérique Latine."
"Bien qu'il existe 120 mosquées au Brésil, seulement 40 imams de la prière sont actifs dans ce pays dont un petit nombre possède des diplômes universitaires et le reste continue ses activités grâce à ses expériences déjà acquises. Deux bâtiments sur trois, assez splendides du point de vue architectural, sont abandonnés et la plupart d'entre eux n'ouvrent même pas leur porte pour les prières journalières. Les guides musulmans voient la cause de cette crise dans le manque d’aides financières aux centres islamiques et aux mosquées et aussi dans l'interdiction faite d’enseigner aux savants religieux", a dit KH. Taghioldin, l'un des imams de la prière.
Osmani a déclaré: "Les centres et les administrations islamiques doivent essayer de profiter des imams de la prière. Malheureusement, la nouvelle génération musulmane ne sait rein sur l'Islam et certains musulmans ne possèdent que le titre de musulman et rien ne les incite à connaître l'Islam. Il faut, pour résoudre ce problème, protéger les mosquées et les centres islamiques."
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