Une rencontre pour mettre en valeur le substrat culturel et cultuel à l’origine du rayonnement de l’islam

11:51 - June 15, 2009
Code de l'info: 1790875
Algérie(IQNA)- "La portée spirituelle du patrimoine national Amazigh" a été au centre des débats d’un colloque national national, ouvert hier, à la maison de la culture de Béjaia, en présence du ministre des Affaires religieuses et des waqfs, M. Bouabdallah Ghlamallah, de chercheurs, d’historiens et d’hommes de cultes issus des différentes universités du pays.
L’objet de cette rencontre est de mettre en valeur le substrat culturel et cultuel à l’origine du rayonnement de l’islam, depuis l’époque des ouvertures au 8è siècle et sa contribution par ses référents au renforcement de la personnalité nationale.
Les participants ont mis en exergue l’influence de l’islam, son ancrage dans le pays et sa contribution à la civilisation universelle. L’exemple le plus éloquent, ont-ils souligné, étant l’apport des érudits et des savants de Bejaia, sur le double plan religieux et scientifique et leur Ijtihad en la matière.
"Leur contribution a permis de façonner une culture propre qui s’est exprimée dans la langue du Livre Saint", a relevé le ministre dans son allocution d’ouverture, estimant que "chacun a fait un apport à la construction de la civilisation arabo-islamique".
M. Bouabdallah Ghlamallah a, dans ce contexte, exhorté l’assistance à méditer et poursuivre l’Oeuvre accomplie. "Elle participe de l’amour de la religion et de la patrie", a-t-il soutenu. La séance inaugurale, a polarisé l’influence de la pensée soufie sur l’essor de la religion au Maghreb en général et les conditions ayant permis sa popularisation en passant des zones urbaines aux zones rurales, notamment depuis l’avènement de la Tariqa Errahmania qui, depuis la fin du 19è siècle, a réussi à réaliser un maillage spatial des plus denses. Le professeur Allaoua Amara, de l’université de constantine, en a détaillé la genèse et la portée.
Un autre sujet, articulé autour de la "supposée résistance amazighe aux ouvertures islamiques" a retenu l’attention. Mohamed Benamira, de l’université d’Alger, faisant une approche critique de certains auteurs occidentaux, notamment Emile Félix Gautier, lequel soutenait "une telle version de l’histoire" a tenu à contredire ce dernier, en apportant certains éclairages et en focalisant sur une tranche chronologique de l’histoire de Okba Ibn Nafie et zoheir Beni Qais, qui infirme la thèse de ce dernier.Ses sources étant puisé d’écrits arabes et des manuscrits trouvés dans la bibliothèque privée des Almouhoub.
Une vingtaine de conférences sont au programme de ce rendez-vous, étalés sur deux jours.
Source: elmoudjahid
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