Pélerinage à la Mecque: Des opérateurs privés réclament la privatisation de l’organisation

11:10 - June 23, 2009
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Sénégal(IQNA)- La privatisation de l’organisation du pèlerinage sera incontournable si le quota de pèlerins alloué au Commissariat général au pèlerinage continue à enregistrer des baisses, a estimé Serigne Moustapha Sall, président de l’Union des organisateurs privés du pèlerinage (Unophom).
"Les pèlerins viennent vers nous et ont jugé de la compétence des privés à telle enseigne que le quota alloué à la Commission nationale d’encadrement est en baisse constante", selon Serigne Moustapha Sall, président de l’Union des organisateurs privés du pèlerinage (Unophom). "Si cela continue, la privatisation du secteur sera incontournable", ajoute-t-il dans un entretien avec l’Aps, en compagnie de quelques membres de la structure.
Le président de l’Unophom souligne que le secteur privé s’approprie déjà l’organisation du pèlerinage à La Mecque parce que, a-t-il dit, "malgré notre jeune âge, les pèlerins ont jugé de notre maturité à organiser les pèlerinages. Dans tous les pays, sauf le Sénégal, ce sont des privés qui organisent les pèlerinages à La Mecque, c’est pourquoi, il faut avoir une analyse situationnelle pour toute chose pour en donner une orientation", a notamment expliqué Serigne Moustapha Sall.
L’Unophom qui regroupe quelque 74 organisations, compte pour l’édition 2009 du pèlerinage mettre en place une structure d’écoute pour les pèlerins sénégalais. L’organisation s’appuie en cela sur un plan de qualité globale pour le transport aérien. Mais aussi, se promet-elle de servir d’interface avec les autorités saoudiennes au grand bonheur des fidèles musulmans. Selon son président, le Sénégal attend toujours le dernier moment pour préparer l’organisation du pèlerinage et aller chercher des avions. C’est pourquoi, dit-il, l’Unophom a identifié assez tôt les difficultés structurelles qui sont réelles et s’attelle ainsi à les résoudre. ‘Nos voisins de la sous-région, eux, se préparent pendant au moins un an, tandis qu’au Sénégal, c’est seulement à deux mois du rendez-vous que les gens s’agitent’, déplore-t-il.
Prônant une meilleure gestion du pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam, Dalla Diawara, secrétaire général de cette union, souligne que les Sénégalais ont constaté qu’il y a trop de dysfonctionnements dans l’organisation du pèlerinage. M. Diawara explique que cela est lié à une impréparation aussi bien au Sénégal, que sur place en Arabie saoudite.
Source: walf
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