L’Iran doit avoir une écriture coranique «nationale»

13:19 - June 29, 2009
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Téhéran(IQNA)- L’écriture du saint Coran dès le début, a été faite en écriture arabe. Nous avons à maintes reprises, demandé qu’une écriture iranienne soit choisie dans la publication des exemplaires du saint Coran.
Le maître Madjid Danechmandian, responsable du centre de calligraphie de Chiraz et maître en style d’écriture Sols, s’est entretenu avec le siège de l’Agence internationale de presse coranique(IQNA) dans la région de Fars, et a déclaré que le style Nasta’ligh était purement iranien.
«L’écriture du saint Coran dès le début, a été faite en écriture arabe. Nous avons à maintes reprises, demandé qu’une écriture iranienne soit choisie dans la publication des exemplaires du saint Coran, mais nos demandes n’ont pas abouti. C’est le maître de calligraphie, Hossein Mir Khani qui a le premier, entrepris d’écrire le saint Coran dans ce style qui, depuis une cinquantaine d’années, a repris de l’importance en Iran.
L’écriture la plus facile à lire est à mon avis, l’écriture Nasr, qui est celle de 95% des exemplaires coraniques, mais le style Nasta’ligh est beaucoup plus beau et plus difficile à maîtriser, surtout au niveau de la lecture pour des non spécialisés. Il faut trouver des techniques particulières qui éviteront au lecteur des doutes dans la récitation. Cela demande du temps et nous ne sommes pas sûrs des résultats. Le maître Jaza’eri a utilisé des formes spéciales dans l’écriture coranique, pour éviter les hésitations au moment de la lecture, c’est peut-être un premier pas vers une unification des styles bien que l’innovation et la créativité dans le style Nasta’ligh, soient toujours les bienvenues.
La célèbre transcription de Osman Taha offre des signes qui permettent une lecture plus facile, l’association de publication et de transcription coraniques a proposé des changements pour faciliter la lecture aux Iraniens, et a imprimer des exemplaires du saint Coran avec la transcription de Osman Taha, mais en simplifiant les signes qui sont difficilement identifiables pour des gens qui écrivent et lisent le persan.
J’ai écrit une fois quant à moi, le saint Coran dans sa totalité et je recommande à mes amis calligraphes de faire aussi cette expérience. La transcription du saint Coran est une mission divine qui a une grande influence spirituelle et parfois même matérielle. Il faut avant d’écrire, faire les ablutions et se mettre dans la direction de la Kaaba, cela demande une grande concentration, la moindre inattention entraînera des fautes, c’est un travail qui demande une attention divine spéciale», a-t-il souligné.
«La raison du désintérêt en Iran pour la calligraphie coranique, vient des circonstances différentes, par exemple après la Révolution, nous avons été témoins d’un nouvel intérêt pour cet art, mais avec l’essor des nouvelles techniques de communication, les jeunes se sont détournés en quelque sorte des activités artistiques et de la calligraphie. Il est nécessaire que les responsables et les centres culturels accordent un intérêt spécial à cet art qui date de l’époque de l’Imam Ali(AS) qui était un grand calligraphe. Les textes coraniques en écriture Nasta’ligh, sont les œuvres d’artistes indépendants qui n’on reçu aucune aide pour faire ce travail, je souhaite que notre demande d’avoir un saint Coran «national» soit suivie par les responsables des activités culturelles et artistiques en Iran», a déclaré Madjid Danechmandian.
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