Après la prière du vendredi, les résidents du village, des sympathisants internationaux et israéliens et des membres de Al-Mubadara se sont rassemblés à côté de la mosquée. Ils ont marché sur la rue qui porte au mur, qui a Bil’in est formé par une clôture électronique. Comme chaque semaine, les soldats israéliens étaient déjà en train de les attendre.
Mustafa Barghouthi, Secrétaire général de Al-Mubadara(Initiative Nationale Palestinienne, PNI) a dit que les villages de Bil’in, Na’lin (à l’ouest de Ramallah) et Al-Masara (dans le sud de Bethléem), où se tiennent des manifestations chaque vendredi, expriment la capacité palestinienne de se défendre tous seuls, du moment que les habitants refusent ensemble d’accepter le mur.
Des affiches condamnant l'occupation étaient soulevées avec des autres affiches contre les raids nocturnes dans le village, où 7 adolescents ont été arrêtés durant les deux dernières semaines.
Les manifestants n’étaient pas encore au mur, que les soldats avaient déjà commencé à tirer du gaz lacrymogène et des bombes sonores. Les soldats ont également utilisé ce que les villageois appellent «l’eau sioniste», les «skunk bombs» qui causent des vomissements.
Des dizaines de personnes ont subi les inhalations des gaz lacrymogènes avec plusieurs cas de vomissements. Les soldats ont arrêté un des chefs du Comité Populaire, Atef Adib Abou Rahme, et Ronny, un activiste israélien des «Anarchists against the Wall»(www.awalls.org).
Des activistes internationaux logent maintenant dans le village de Bil’in, pour chercher d’atténuer la violence des invasions nocturnes, visant à affaiblir le mouvement de résistance civile.
Source: PNN