S'exprimant dans la Banlieue sud à l'occasion de la première commémoration annuelle de la libération des détenus libanais, le commandant de la résistance libanaise s'est interrogé sur "les raisons pour lesquelles le monde entier justifient à l'entité sioniste qu'elle mène une guerre entière, qu'elle tue et blesse des milliers et détruisent des régions entières, pour restituer deux de ses détenus, alors que personne ne bronche pour libérer les détenus palestiniens et arabes."
"C'est humiliant, c'est l'humiliation même," a-t-il scandé, considérant que ceci est le signe du manque de respect que la communauté internationale exprime à l'égard de la nation.
Par ailleurs, Sayed Nasrallah a révélé que contrairement aux assertions israéliennes, des centaines de dépouilles libanaises se trouvaient toujours chez l'ennemi israélien, et assuré que le sort du détenu Yahia Skaf n'a pas encore été élucidé, vu que les informations que les Israéliens ont données sur lui ne sont pas suffisantes, ni pour sa famille, ni pour le Hezbollah. Et de conclure que Skaf a en conséquence "le statut du détenu vivant dans les prisons israéliennes," demandant au prochain gouvernement d'assumer la responsabilité d'élucider son cas.
Concernant la situation politique libanaise interne, et en l'occurrence la formation du cabinet libanais, Sayed Nasrallah a réaffirmé que le Hezbollah refuse d'obtenir de quiconque des garanties pour l'armement de la résistance, démentant les allégations de certains médias faisant état que le règlement de cette question attardait la formation du gouvernement.
Toutefois, d'après le numéro un du Hezbollah, ce dernier est profondément attaché à un véritable partenariat de l'opposition au sein du gouvernement, en vue d'une réelle collaboration pour faire face aux défis qui guettent le Liban et la région. "Même si ce partenariat devait se faire sans la participation du Hezbollah, mais avec celle des autres parties de l'opposition," a-t-il assuré.
Source: ism-france