Pendant trois semaines, de jeunes chrétiens, juifs et musulmans du monde entier ont assisté à ce séminaire organisé sur le thème "Edifier une communauté interreligieuse".
Les étudiants ont entendu des exposés sur le christianisme, l'islam et le judaïsme, ainsi que sur ce que chacune de ces religions a apporté à l'édification de la paix. Les prières quotidiennes du matin ont été préparées alternativement par les participants chrétiens, juifs et musulmans et le groupe a assisté à des célébrations religieuses dans une église, une synagogue et une mosquée de Genève.
Bien souvent, la religion est considérée comme un obstacle à la paix, mais la paix est un thème qui est au cœur de la religion et un excellent point de départ pour parler de l'édification de communautés interreligieuses, a affirmé la rabbine Delphine Horvilleur.
Delphine Horvilleur, qui fait partie des quelques rares femmes rabbins de France, était une intervenante invitée au séminaire.
Elle a encouragé les participants à réfléchir aux nombreuses dichotomies qui existent dans la vie religieuse, par exemple, moi/l'autre, conservateur/progressiste et saint/profane. Ces dichotomies soulignent l'importance de la question "Qui est l'autre?", a dit la rabbine. Selon elle, deux grandes menaces sont à prendre en compte lorsqu'on se penche sur la question de "l'autre" à travers le dialogue interreligieux.
"Dans le dialogue interreligieux, il est dérangeant de vouloir tendre vers cette idée d'uniformité absolue, de manière à synchroniser tous les points de vue", a-t-elle déploré. "Créer l'illusion qu'il n'y a absolument aucune différence entre les religions peut être une menace considérable."
Source: wcc-coe