Le Ramadan est une période très animée pour les Mauritaniens, qui aiment les fêtes et les jeux traditionnels.
Les Mauritaniens célèbrent l'arrivée du Ramadan, pour lequel ils se sont préparés à la fois financièrement et spirituellement. La routine journalière est marquée par des changements durant ce mois sacré, et les familles et les salariés organisent leurs emplois du temps autour des prières et du jeûne.
Dès le coucher du soleil et lorsque retentit l'adhan du soir, les familles se précipitent pour se réunir autour de la table de l'iftar.
Les verres de thé s'entrechoquent joyeusement, tandis que l'azreek (un mélange très prisé de lait et d'eau) remplit les tasses autour de la table. La soif est alors épanchée, et le pays revient à la vie, après une journée étouffante durant laquelle les températures peuvent parfois dépasser les 40 degrés dans certaines régions.
Après l'iftar, les Mauritaniens se dirigent individuellement ou en groupes vers la mosquée pour les prières du soir du taraweeh. La foule emplit les mosquées pour écouter des récitations à voix haute du Coran, et les rues sont pratiquement désertées. La spiritualité enveloppe chacun et prend le pas sur le rythme de la vie, pendant que les Musulmans demandent le pardon d'Allah.
"Je remarque que de nombreux jeunes viennent ici pour chercher un élan spirituel, que ce mois symbolise aux yeux des Musulmans", explique Mohamed Saed, 35 ans, avant de se rendre à la mosquée. "Les anciens préfèrent la retraite (i’tikaf), suivant l'exemple du Prophète (que la paix soit sur Lui)."
Dès la fin des prières, des cohortes de Musulmans rentrent chez eux pour le thé vert et le repas du soir, et pour rendre visite à leurs voisins.
A l'aube, les mosquées se remplissent à nouveau de fidèles, qui espèrent qu'Allah répondra à leurs prières et les soulagera de leurs peines. Après les prières, la foule se disperse et rentre, non pour manger cette fois, mais pour quelques heures de sommeil avant de se rendre au travail.
Au début du Ramadan, le gouvernement réduit le temps de travail de tous les fonctionnaires de deux heures, à l'exception de ceux qui travaillent dans les hôpitaux et les services de sécurité. Cela "donne aux fonctionnaires la possibilité d'aider chez eux et de passer plus de temps avec leurs familles", explique Lalla Ment Mohamed, une fonctionnaire.
Source: magharebia