Le Ramadan, un mois de solidarité et de partage avant tout

13:19 - September 07, 2009
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Egypte(IQNA)- Le jeûne de Ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam. Il a lieu au neuvième mois du calendrier arabe et islamique. C’est probablement aussi l’obligation rituelle la plus pratiquée au sein du public musulman.
En Egypte, la journée du jeûneur commence tôt, lorsque le mesaharati passe dans les rues pour annoncer qu’il faut se dépêcher de manger avant que le soleil n’apparaisse. Le jeûneur peut alors se recoucher pour se lever un peu plus tard que d’habitude. Entre 14h et 16h il faut rentrer chez soi le plus vite possible. Quelques minutes avant la rupture du jeûne, c’est le grand chambardement dans les rues. Puis retentit le signal tant attendu depuis les mosquées.
Au Caire, un coup de canon est tiré depuis la citadelle pour annoncer le début de l’iftar (le petit-déjeuner). Partout, de grandes tables sont dressées dans la rue. Pendant l’iftar, tout s’arrête : les rues sont désertes, avant que l’animation ne reprenne de plus belle. Le soir, on sort, on se ballade, on s’attarde aux terrasses de café, et ceci jusqu’au sohour, le dîner.
« Ramadan » signifiait à l’origine grande chaleur, image tirée du calendrier solaire pré-islamique. Ce mois était sacré dans la tradition de l’Islam et constituait un mois de trêve. Certes, le mois de Ramadan est le mois de l’abstinence, celui où l’on se prive notamment de nourriture. Mais, au-delà du jeûne lui-même, ce mois constitue une occasion propice pour s’interroger sur « la base, les fondements » de la pratique spirituelle islamique. Et c’est avant tout une période solidarité et de partage. L’islam n’est pas une religion dogmatique. Il s’agit avant tout d’une démarche intérieure, une « vision du cœur » qui permet à l’homme de retourner au centre de lui-même.
Le jeûne du mois de Ramadan s’inscrit parfaitement dans cette démarche qui conduit l’homme à réaliser un effort constant pour lutter contre ses faiblesses et ses passions, pour sans cesse s’améliorer, s’humaniser totalement. Le principe du jeûne est lié à celui du contrôle de soi. Il est l’affirmation de la volonté de l’homme et de sa liberté par rapport à lui-même et à son désir immédiat de satisfaction de ses besoins primordiaux. C’est aussi le lien de solidarité avec celui qui a faim et qu’il faut contribuer à arracher à sa situation de dénuement et de misère [cf. l’aumône, un des pilier de l’islam].
C’est le mois de la convivialité et du partage. Aller vers l’autre qui n’est pas du même milieu social, de la même origine ou de la même religion que soi. Rompre le jeûne à la tombée de la nuit, non pas pour avaler tout ce que l’on peut, mais pour rompre le silence et le pain, partager un moment de convivialité en famille, entre amis ou dans les associations, les mosquées, les restaurants, les cafés.
Source: lepetitjournal
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