En djellabas ou en « tenue de ville », les musulmans entrent calmement dans leur local associatif. Ils se déchaussent avant de fouler le tapis vert.
Sur les « 5 000 musulmans » cagnois (chiffre avancé par Jamel ben M'barek, président de l'OMCM), ils sont « une centaine » à fréquenter assidûment le local associatif. Près de « 400 » à venir lors du ramadan. Surtout depuis le retour des « blédards », la plupart de Tunisie, qui ont retrouvé le chemin de Cagnes avec l'automne s'annonçant.
Le mois de jeûne est toujours synonyme de regain de ferveur. « Ceux qui font la prière chez eux sont de plus en plus nombreux à fréquenter la salle durant le ramadan », explique, le président d'association, également boucher au Cros et imam local.
Dans les 240 m2, de l'immeuble de la rue Modigliani, tout s'apparente à un véritable lieu de prière musulman. Sauf que ce n'est pas un lieu officiel.
Et que les copropriétaires de l'immeuble ne voient pas cette affluence d'un bon oeil. Ils contestent même l'aspect culturel des locaux dont l'OMCM s'est porté acquéreur en 2003.
Le dialogue est rompu avec les habitants du Caigno. Et le flou semble persister sur le statut de ce local associatif. La justice comme la mairie s'étant bien gardées d'entrer dans le débat cultuel.
Source: nicematin