Les chefs religieux musulmans appellent à la formation d’un cabinet d’union

11:55 - September 22, 2009
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Liban(IQNA)- Les chefs religieux musulmans ont tous mis l'accent, dans leurs prêches pour la fête du Fitr, sur la nécessité de mettre en place un gouvernement d'union nationale et d'accorder la priorité aux dossiers qui intéressent la population.
Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a célébré la prière du Fitr dans la mosquée Mohammad el-Amine, en présence du Premier ministre sortant, Fouad Siniora, des ministres Tammam Salam et Khaled Kabbani, des députés Ammar Houry et Mohammad Kabbani, du directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, du commandant de la police de Beyrouth, le général Nabil Merhi, et de plusieurs autres personnalités politiques et diplomatiques.
Cheikh Kabbani s'est interrogé sur le point de savoir pourquoi les hommes politiques n'ont pas recours à la loi et à la Constitution pour régler leurs différends, après avoir estimé que « les Libanais ont le droit de vivre en paix, dignement, loin de toute inquiétude, peur ou crainte de discordes ».
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, qui a prononcé le prêche du Fitr au siège du Conseil supérieur chiite, a plaidé en faveur de la fraternité, de la coexistence et de l'entente, avant d'appeler les hommes politiques à « avoir pitié de la population, à la respecter et à la traiter avec loyauté ». Cheikh Kabalan leur a aussi demandé de « se dépêcher pour former un gouvernement composé de personnes compétentes et de patriotes œuvrant dans l'intérêt du pays ». « Le Liban a besoin d'une unité des rangs et de discours », a-t-il commenté.
À Abey, le cheikh Akl druze, cheikh Naïm Hassan, a appelé dans son prêche à une « prise de conscience pour former le gouvernement d'union nationale souhaité par toutes les forces politiques ». Il a souligné la nécessité de « concrétiser ce slogan en prenant des initiatives fructueuses et des mesures susceptibles de tenir les institutions étatiques à l'abri des intérêts sectaires ».
L'uléma chiite sayyed Mohammad Hussein Fadlallah a constaté que le Liban a « de nouveau été placé dans une sorte de salle d'attente où il lui est demandé de rester immobile au niveau de l'action politique effective et prisonnier des crises socio-économiques ». « Il semble que les axes internationaux qui sont satisfaits du blocage gouvernemental ne voient pas d'inconvénients à ce que des secousses de sécurité se produisent », a-t-il dit, avant de s'insurger contre « une pieuvre internationale qui s'active pour barrer la voie aux tentatives sérieuses d'améliorer les relations interarabes.
Le mufti jaafarite, cheikh Ahmad Kabalan, a invité les hommes politiques à consentir des sacrifices pour le Liban et leur a demandé de ne pas tarder à former un gouvernement d'union nationale, en insistant sur le fait que celui-ci doit répondre aux aspirations des Libanais et être capable de tenir le pays à l'abri des dangers qui le guettent.
Le mufti du Mont-Liban, Mohammad Ali Jouzou, a déploré de son côté « l'effondrement des valeurs », estimant que « la politique est devenue synonyme d'hypocrisie, de mensonges, de tricherie et de quête d'intérêts privés ».
Source: lorientlejour
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