Les grandes lignes de ce projet viennent d’être publiées au journal officiel. Ainsi, la banque sera lancée au début de l’année 2010. Pour l’heure, les responsables sont à pied d’œuvre pour mener à bien l’opération: consultations internationales, mise en place du système d’information, stratégie, recrutements, communication.
C’est le cabinet international McKinsey & Company qui a été mandaté pour l’accompagner durant les premières étapes de création, en l’occurrence en matière de détermination des grands axes stratégiques et de positionnement.
Aussi une équipe d’experts a été recrutée au niveau local et international. Parallèlement, l’équipe se penche actuellement sur l’aspect communicationnel de concert avec un cabinet international. Cela concerne l’identité visuelle, l’aménagement des agences, le développement des produits et services.
Avec l’arrivée de cette nouvelle banque, la finance islamique entame un nouveau tournant. L’établissement Ezzitouna emboîtera ainsi le pas à la Best Bank à capitaux tunisiens et saoudiens créée en 1983 et la banque émiratie Noor Islamic Bank (NIB) ayant ouvert dès 2008 son bureau régional pour l’Afrique du Nord.
Jusque-là, ce type de financement est resté embryonnaire. Ce qui veut dire que le potentiel de développement est encore très élevé. Les observateurs s’accordent à dire que la nouvelle entité proposera assurément des solutions financières novatrices comprenant des opérations bancaires pour les particuliers, des opérations financières d’entreprises selon la «Charia». Des produits phares pour conquérir les clients se détournant des crédits classiques.
Selon eux, ce mode de financement interdisant l’intérêt et la spéculation est promu à de belles perspectives. «Les produits islamiques peuvent s’adapter aux besoins des investisseurs, compte tenu des avancées de l’ingénierie financière: Ijara (Crédit-bail), Wakala (Agence), Salam (Forward), Istisna’a (Contrat de traitance), les comptes d’investissement, les sukuk (obligations)», note un professionnel. Aussi, la finance islamique présente-t-elle un atout important en matière de développement du secteur financier et bancaire par la collecte d’épargne additionnelle auprès d’une nouvelle catégorie d’épargnants.
Source: leconomiste