Ghlamallah à Moscou: "Religion et patrie, deux faces d’une même pièce"

13:24 - September 23, 2009
Code de l'info: 1829024
Moscou(IQNA)- Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs d’Algérie se trouve à Moscou pour prendre part à une conférence sur la Russie et le monde islamique.
La religion et la patrie ne sauraient être opposées l’une à l’autre, car elles constituent les deux faces d’une même pièce, a déclaré hier, à Moscou, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, M. Bouabdellah Ghlamallah.
"La religion doit être au service de la patrie car celle-ci est le lieu où cette religion est pratiquée. En fait, religion et patrie constituent les deux faces d’une même pièce", a souligné le ministre lors d’une conférence de presse animée conjointement avec le président du Conseil des muftis de Russie, cheikh Ravil Gaïnoutdine, le Grand mufti du Kazakhstan et président du Conseil des muftis d’Asie centrale, Absattar Derbisali, le premier vice-président du Conseil de la Fédération (Parlement russe), Alexander Tourchine.
Citant des versets du Saint-Coran, le ministre qui se trouve à Moscou pour prendre part à une conférence internationale intitulée "Russie et Monde islamique : partenariat pour la stabilité" qui doit s’ouvrir demain dans la capitale russe, a souligné que "l’islam est une religion qui appelle à oeuvrer en faveur de la vie et ce, à travers l’entraide".
"Chaque peuple musulman doit oeuvrer en faveur de la vie de sa patrie. Le Coran appelle les musulmans à édifier leur patrie. Si chaque peuple musulman construit son pays, le monde entier vivra dans la stabilité et la paix", a-t-il dit. Il a estimé que la tenue d’une telle conférence "ouvrira certainement de nouveaux horizons dans les relations entre la Russie et le monde islamique, grâce aux efforts déployés par les promoteurs de cette rencontre, notamment Cheikh Gaïnoutdine qui veut que les musulmans russes aient un rôle dans l’édification de la Russie".
M. Ghlamallah, qui s’est déclaré convaincu que cette rencontre contribuera "sans aucun doute" à renforcer les relations de coopération entre la Russie et le monde islamique, a rappelé les "relations anciennes d’amitié" entre la Russie et l’Algérie.
A une question sur l’évolution de la situation en Algérie après près d’une décennie de terrorisme, le ministre a rappelé que "si l’Algérie avait trouvé de l’aide à l’étranger lors de sa révolution contre le colonialisme, elle s’était en revanche retrouvée seule à faire face entre 1990 et 1998 à ce terrible phénomène".
"Ce n’est qu’après les attentats de septembre 2001 que le monde a pris conscience de la réalité du terrorisme et que l’Algérie a commencé à trouver des oreilles attentives à ses appels et a commencé à expliquer la différence entre l’islam et le terrorisme", a-t-il dit.
Le ministre a ensuite rappelé les différentes étapes franchies par l’Algérie après cette période, notamment l’étape de la Concorde civile suivie par celle de la réconciliation nationale. "Grâce à cette politique et aux explications des imams et hommes du culte, ceux qui avaient pris des armes ont compris qu’ils ne pouvaient édifier leur patrie par les attentats et le sabotage des infrastructures, en un mot, par la destruction de la patrie pour laquelle leurs parents se sont sacrifiés", a-t-il souligné.
"Comme je l’avais déjà dit, ils ont compris que religion et patrie sont les deux faces d’une même pièce", a-t-il ajouté. Auparavant, cheikh Gaïnoutdine avait souligné que la Russie où l’islam, avec 23 millions de fidèles, est la deuxième religion après le christianisme orthodoxe, était intéressée par le renforcement de ses liens avec les pays musulmans ainsi qu’avec les communautés musulmanes d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Le fait que la conférence sera organisée sous le haut patronage du président russe Dmitri Medvdev témoigne de l’intérêt que portent les plus hautes instances du pays au renforcement des relations avec le monde islamique, a-t-il souligné.
Outre l’Algérie, qui est représentée par le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, la conférence à laquelle devrait prendre part le président tchétchène Ramzan Kadyrov devrait regrouper des délégations de haut niveau de 36 pays et institutions telles que l’Université d’al-Azhar et l’Organisation islamique pour l’éducation, la culture et les sciences (ISESCO).
Source: elmoudjahid
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