Dans son traditionnel message, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux s’est réjoui, cette année, de l’événement tout en invitant à rendre grâce à Dieu, pour cette tradition de vœux perçue comme un «usage » et « une occasion de rencontre amicale », mais également « un moment propice à des échanges confiants et ouverts » dans plusieurs pays. Le message de cette année invite à une réflexion commune, sur le thème : « Chrétiens et Musulmans, ensemble pour vaincre la pauvreté ».
A ce sujet, le message signé par Jean Louis Cardinal Tauran (président du Conseil) et l’Archevêque Pier Luigi Celata (Secrétaire), rappelle que « la personne humaine en situation d’indigence est au cœur de préceptes que nous chérissons... L’attention, la compassion et l’aide que nous pouvons offrir à celui qui est pauvre pour lui redonner sa place dans la société des hommes, sont une preuve vivante de l’Amour du Très-Haut, puisque c’est l’homme, comme tel, qu’il nous appelle à aimer et à aider sans distinction d’appartenance ». La pauvreté humilie, engendre des souffrances, est source d’isolement, de colère, voire de haine et de désir de vengeance.
Le message cite encore la Lettre encyclique « Caritas in Veritate » du Pape Benoît XVI, sur « le développement humain intégral, dans la charité et dans la vérité ».
Dans son homélie du 1er janvier 2009, le Saint Père Benoît XVI, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix, distinguait deux types de pauvreté : « la pauvreté à combattre et la pauvreté à embrasser ». Il préconisait de combattre « la faim, le manque d’eau potable, la pénurie de soins médicaux et de logements adéquats, la carence de systèmes éducatifs et culturels, l’analphabétisme, les phénomènes de marginalisation, ainsi que la pauvreté relationnelle, morale et spirituelle ».
Ce message du Conseil pontifical invite aussi les croyants à chercher les solutions à la pauvreté en réfléchissant sur les graves problèmes de notre temps et en s’engageant pour en venir à bout. Il appelle à une « solidarité globale » à travers par exemple « un code éthique commun ».
Source: lesoleil