C’est une organisation intergouvernementale qui possède une délégation permanente aux Nations unies, par lequel elle est la seule à regrouper des pays sur une base religieuse officiellement reconnu.
Outre des clauses de solidarité et d'entraide entre les États membres, elle est destinée à assurer la sauvegarde des lieux saints de l'islam. Elle soutient également la cause palestinienne dans le conflit israélo-palestinien.
Les buts de l'Organisation de la conférence islamique, définis par une charte élaborée à Djeddah en mars 1972 sont les suivants: consolider la solidarité islamique entre les États membres; renforcer la coopération entre les États membres dans les domaines économiques, sociaux, culturels, scientifiques ainsi que dans les autres domaines d'importance vitale et procéder à davantage de consultations entre les pays membres au sein des organisations internationales œuvrer à éliminer la discrimination raciale, et le colonialisme sous toutes ses formes; prendre les mesures nécessaires pour consolider la paix et la sécurité mondiale fondées sur la justice; coordonner l'action pour sauvegarder les lieux saints, soutenir la lutte du peuple palestinien et l'aider à recouvrer ses droits et à libérer ses territoires; consolider la lutte de tous les peuples musulmans pour la sauvegarde de leur dignité, leur indépendance et leurs droits nationaux et créer l'atmosphère propre à promouvoir la coopération et la compréhension entre les États membres et les autres pays.
Mais ce n'est pas une organisation strictement religieuse, car ses buts sont politiques, économiques, sociaux et culturels. Elle regroupe en son sein des États laïcs (Syrie, Irak, Tunisie, Turquie), et certains États sont représentés au sein de l'organisation par des chrétiens.
D'autres États comptant des dizaines de millions de musulmans ne sont pas membres de l'OCI ou ne sont que membres observateurs, comme l'Inde, la Russie ou la Chine. Et a contrario, des pays comptant une minorité de musulmans en sont membres, comme le Guyana, l'Ouganda ou le Suriname.
En octobre 2006, l’OCI rédige le « document de La Mecque ». Signé par des dignitaires irakiens chiites et sunnites, le texte lance un appel à la fin des violences interconfessionnelles, à la libération de tous les otages et à la préservation de l’unité de l'Irak.
Le 25 septembre 1969, plusieurs dirigeants de pays du à majorité musulmane se réunissent à Rabat (Maroc) suite à l'incendie criminel de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem le 21 août 1969 par un fondamentaliste chrétien de nationalité australienne.
En mars 1970, la première conférence islamique des ministres des Affaires étrangères a lieu à Djeddah. Elle crée un secrétariat général chargé d'assurer la liaison entre les États membres et de coordonner leur action. Elle fixe son siège provisoire à Djeddah, dans l'attente de la « libération de Jérusalem ».
Le 16 mars 1989, l'OCI, réunissant les ministres des Affaires étrangères des quarante-quatre pays membres, condamnent à leur tour le livre des Versets sataniques, mais se bornent à exiger l'interdiction du livre, à recommander l'adoption « de législation nécessaire à la protection des idées religieuses d'autrui » et à affirmer que l'auteur « est considéré comme hérétique ».
Cette position qui semble plus modérée, affirme de fait leur refus d'admettre que la loi de l'islam ne puisse s'appliquer dans les États non-musulmans et leur accord d'abandonner Salman Rushdie à la sentence de mort promise aux hérétiques et renégats de la religion musulmane.
Le 5 août 1990, la conférence des ministres des Affaires étrangères du Caire adopte la Déclaration des droits de l'homme en islam qui peut être vue comme une volonté de relecture des droits de l'homme dans un cadre compatible avec la charia.
En 2004, elle soutient, avec la Ligue arabe, le projet à l'ONU d'une « Alliance des civilisations », proposé par les gouvernements Espagnol et Turque.
L’OCI compte des organisations spécialisées implantées dans diverses capitales et villes du monde islamique. Il s’agit de la Banque islamique de développement (BID, Djeddah), de l’Agence islamique internationale de presse (IINA), de l’Organisation des radiodiffusions des Etats islamiques (ISBO, Djeddah) et de l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO, Rabat).
A côté des institutions spécialisées, l’OCI compte également sept organes subsidiaires. Les Etats deviennent membres automatiquement.
Les organes sont le Centre de recherches sur l’histoire, l’art et la culture islamique (IRCICA), l’Université islamique de technologie (UIT), le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), l’Académie islamique du fiqh (jurisprudence), le Fonds de solidarité islamique et son waqf et l’Université islamique du Niger.
De plus, 12 institutions affiliées sont affiliées à l’OCI. L’adhésion est ouverte et facultative pour ces institutions et organes.
Le Gabon s’est engagé à l’occasion du onzième sommet de l’OCI, tenu à Dakar en mars 2008, d’abriter en 2011, le Sommet des ministres de la Communication de cette institution.
Source: GABONEWS