La protection des sanctuaires de l’Islam et des biens culturels en Palestine constitue un volet important de la responsabilité de l’ISESCO

11:06 - October 03, 2009
Code de l'info: 1832584
Rabat(IQNA)- Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture-ISESCO-, a affirmé que la protection des sanctuaires de l’Islam et des biens culturels en Palestine constitue un volet important de la responsabilité qui incombe à l’ISESCO.
C’est pour cela, a-t-il indiqué, que nous avons convoqué, dans cette conjoncture délicate que traverse la cause palestinienne, cette réunion du Groupe de travail chargé de compléter les dossiers juridiques en vue d’une action en justice contre les criminels de guerre israéliens qui ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, tels qu’on les qualifie dans le droit international, contre les biens culturels à Al-Qods, à Gaza et dans l’ensemble des territoires palestiniens.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture de la réunion du Groupe de travail de l’ISESCO, tenue ce matin au siège permanent de l’Organisation, le Directeur général a affirmé que « les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité que les autorités d’occupation israéliennes ont commis et continuent de commettre dans les territoires palestiniens constituent non seulement une violation grave de la Convention de Genève, mais représentent aussi une tentative flagrante et calculée d’oblitérer l’identité d’Al-Qods en particulier et l’identité historique et civilisationnelle du monde arabe et musulman en général, représentée par les sanctuaires et les biens culturels islamiques en Palestine occupée ».
« Les crimes que les autorités d’occupation israéliennes ne cessent de commettre sont des crimes avérés dont font état les rapports des Nations Unies, le dernier en date étant celui établi par la commission présidée par M. Richard Goldstein et diffusé à travers les médias internationaux le 14 septembre dernier », a-t-il affirmé.
Et d’ajouter : «L’ISESCO a rendu public un communiqué le lendemain de la diffusion du rapport des Nations Unies qui fait état de l’utilisation par les autorités d’occupation israéliennes de bombes au phosphore blanc contre les locaux de l’UNRWA, du pilonnage délibéré de l’hôpital Al-Qods avec des bombes au phosphore et de l’attaque de l’hôpital Al-Wafaa. Dans son communiqué, l’ISESCO a estimé que le rapport Goldstein constitue un document extrêmement important qui condamne Israël avec force et a appelé le Monde islamique et tous les amoureux de la paix et de la justice dans le monde à s’en servir pour renforcer les efforts déployés actuellement en vue de poursuivre les criminels de guerre israéliens devant la Cour pénale internationale».
Le Directeur général a, en outre, déclaré : «A la lumière de ce rapport, d’autres rapports des Nations Unies et du rapport juridique global élaboré par les experts archéologues de l'ISESCO sur les excavations entreprises par les autorités d’occupation israéliennes dans le pourtour de la Mosquée d'Al-Aqsa, nous tenons cette réunion consacrée à l’examen des démarches préliminaires à entreprendre pour enclencher la procédure juridique visant à rendre justice au peuple palestinien. Le but de la démarche est, en effet, de permettre à celui-ci de recouvrer son droit légitime à une vie libre dans un Etat palestinien indépendant, avec Al-Qods Al-Charif comme capitale, et protéger les biens culturels palestiniens contre les menaces de destruction, d’oblitération, de démolition et de judaïsation».
Dr Abdulaziz Othman Altwaijri a, par ailleurs, signalé que la mission confiée à ce Groupe fait partie intégrante des compétences de l'ISESCO, vu que la protection des biens culturels à Al-Qods et dans l'ensemble des territoires palestiniens occupés est une responsabilité qui incombe aussi bien à l'ISESCO qu’à la communauté internationale.
Pour rappel, le Groupe de travail de l’ISESCO est composé de M. Raji Sourani, Directeur du Centre palestinien des droits de l’Homme ; M. Michel Abdel-Massih, avocat international, expert en droit pénal international ; M. Gonzalo Boye, avocat international espagnol ; M. Antonio Segura, avocat international espagnol ; Gilles Devers, avocat international français ; Mme Mireille Mendès-France, représentante de l’Union juive française pour la paix ; Dr Abdallah Al-Achâl, professeur de droit international à l’Université américaine au Caire ; M. Mouataz Billah Othman, représentant de l’Organisation arabe des Droits de l’Homme ; M. Khaled Sefiani, avocat marocain, coordinateur du Groupe de travail national pour le soutien de l’Irak et de la Palestine ; et Dr Rajae Naji Mekkaoui, professeur de droit pénal international à l’Université Mohammed V à Rabat.
Source: ISESCO
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