"Nous rejetons les vues racistes de cette personne. Il n'est pas le bienvenu dans beaucoup d'autres pays européens", a déclaré à l'AFP ce porte-parole, Burak Ozugergin, réagissant à des informations sur un projet de visite en Turquie de l'élu néerlandais.
Geert Wilders, qui dirige le Parti de la liberté, devait se joindre à une délégation de parlementaires des Pays-Bas, attendue en Turquie en janvier.
Le député estime que l'Europe est menacée d'islamisation. Il a comparé le Coran au livre d'Adolph Hitler, "Mein Kampf", appelé à son interdiction et qualifié la culture islamique d'"arriérée".
Geert Wilders est farouchement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, qui ferait selon lui de ce pays un "cheval de Troie" ouvrant la voie à une augmentation de l'immigration musulmane.
"Nous avons de très bonnes relations avec les Pays-Bas. Nous craignons que l'inclusion de cette personne dans la délégation néerlandaise ne jette une lumière désagréable sur toute la visite", a ajouté le porte-parole turc.
Les vues du député néerlandais "frisent le fascisme", a estimé de son côté un responsable turc qui a requis l'anonymat.
Geert Wilders a été refoulé en février à l'aéroport de Londres du fait de ses "messages haineux et violents". Il s'est rendu néanmoins à Londres le mois dernier, après la levée de son interdiction d'entrée sur le territoire britannique.
Source: AFP