"Non à une loi qui enfermerait les femmes chez elles en leur interdisant l'espace public!", a écrit dans un communiqué leur porte-parole Djamila Sonzogni, au lendemain de l'annonce par Jean-François Copé (UMP) du dépôt en janvier d'une proposition de loi pour interdire le port du voile intégral.
Selon Mme Sonzogni, cette annonce, faite sans attendre que soient rendues les conclusions de la mission parlementaire pluraliste ayant planché sur le sujet, est une "preuve de plus, s'il en était besoin, que cette commission comme le débat sur l'identité nationale ne sont que manipulations électorales visant à flatter les sentiments xénophobes et islamophobes pour s'attirer les voies des électeurs du Front national".
"Si crise d'identité il y a en France, c'est surtout crise des grands partis que sont l'UMP et le PS à proposer un projet collectif permettant de fédérer et de mettre en mouvement la société", poursuit le communiqué.
"Aujourd'hui, la solution n'est pas de chercher +l'ennemi de l'intérieur+ dans le +musulman+ ou le +jeune de banlieue+ mais c'est de construire un projet de société permettant de sortir par le haut des crises écologiques et sociales que traverse notre société", conclut-il.
Dans une tribune publiée lundi dans Libération, trois élus socialistes dont les députés Manuel Valls et Aurélie Filippetti, se sont prononcés, comme M. Copé, pour le "bannissement" par la loi du port du voile intégral (niqab ou burqa) dans l'espace public.
Source: AFP