Les mauvaises traductions coraniques sont responsables des préjugés sur l’islam

11:27 - February 06, 2010
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Bulgarie(IQNA)- Les médias occidentaux répandent sur leurs antennes, leurs radios et leurs sites Internet, de fausses idées sur l’islam, et utilisent ces mauvaises traductions ou de faux commentaires.
Mohsen Pana’i, attaché culturel de l’ambassade de la République islamique d’Iran en Bulgarie, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que les mauvaises traductions coraniques, spécialement des versets sur le Djihad, sont responsables des préjugés sur l’islam et que la meilleure façon de lutter contre l’islamophobie, est de ramasser ces traductions.
« Les médias occidentaux répandent sur leurs antennes, leurs radios et leurs sites Internet, de fausses idées sur l’islam, et utilisent ces mauvaises traductions ou de faux commentaires. Le film « Vol 93 » de la compagnie hollywoodienne, est un des meilleurs exemples, qui ne répand que la haine de la religion.
Dans ce film, quatre terroristes, avant leur opération, après avoir fait la prière et récité des versets du Coran sur le Djihad, dans leur appartement, détournent un avion et dans une scène terrifiante, rare à Hollywood, coupe la tête d’une hôtesse de l’air aux cris d’Allaho Akbar ! Le 11 septembre a été le jour du lancement de cette propagande anti islamique grâce aux nouvelles technologies de communication. Dans un récent sondage, les médias occidentaux prétendaient que 20% des musulmans soutiennent les activités des groupes extrémistes, c'est-à-dire 250 millions de musulmans.
En 2007, un autre de leur sondage montrait que 26 % des jeunes musulmans en dessous de 30 ans, étaient prêts à effectuer une opération suicide. Ces informations sont constamment véhiculées pour développer et maintenir l’islamophobie qui règne en Occident. Le dernier incident terroriste, la nuit de Noël, a ouvert un nouveau volet dans cette propagande et deux livres sont sortis en moins d’un mois, « La mafia islamique » et « Il faut arrêter les musulmans ».
Les pays islamiques qui ne possèdent pas assez de moyens médiatiques et sont occupés par des problèmes intérieurs, excepté la République islamique qui est très seule dans ce mouvement, sont incapables de répondre à cette campagne de diffamation. Le Centre culturel iranien des relations islamiques a créé des bureaux à Téhéran qui travaillent sur ce sujet, mais ce travail demande des budgets et des efforts plus importants. Il est nécessaire que nous entrions en contact avec les intellectuels occidentaux, et que nous leur fassions comprendre que le Djihad islamique n’est pas une guerre et que le Prophète est le symbole de la recherche de la justice et de la tolérance. Il faut leur expliquer que le Djihad a des dimensions scientifiques et encore plus important, des dimensions personnelles de lutte contre soi-même pour s’améliorer.
Il faut leur faire comprendre que l’islam est la religion du dialogue et non de la guerre. Nous devons aussi nous servir des outils qui existent dans ces sociétés, comme la liberté de culte que défend en principe, la société occidentale, ou les associations de lutte contre les discriminations, et montrer les paradoxes et les contradictions qui existent en Europe, dans le traitement des citoyens. Il est nécessaire aussi de mettre en lumière les origines des groupes extrémistes dans les pays islamiques et de montrer que ces groupes n’ont rien à voir avec l’islam », a-t-il déclaré.
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