Une campagne pour préserver le cimetière de Jérusalem Mamilla

14:35 - February 23, 2010
Code de l'info: 1889526
Jérusalem(IQNA)- Les autorités Israéliennes construisent un "Centre pour la Dignité Humaine - Musée de la Tolérance" sur un ancien cimetière Musulman à Jérusalem.
Les Pétitionnaires sont des individus dont les droits humains ont été violés par la destruction et la profanation d'un ancien cimetière Musulman, le cimetière du Ma'man Allah (Mamillah) à Jérusalem, par le gouvernement d'Israël travaillant en conjonction avec le Centre Simon Wiesenthal("CSW") de Los Angeles, Californie, Etats-Unis.
Les Pétitionnaires incluent aussi des organisations non-gouvernementales sur les droits humains, concernées par cette profanation. Une part significative du cimetière se fait détruire et des centaines de restes humains ont été profanés pour que le CSW puisse construire un équipement qui sera appelé le "Centre de la Dignité Humaine - Musée de la Tolérance" sur le site Musulman sacré.
Le cimetière de Mamilla est un terrain d'enterrement Musulman depuis le 7ème siècle, quand les compagnons du Prophète Muhammad(SAWA) ont été enterrés là, selon la rumeur. Avant cela, c'était le site d'une église Byzantine et d'un cimetière. Il est bien attesté que loger les restes des soldats et représentants du dirigeant Musulman Saladin du 12ème siècle, aussi bien que des générations d'importantes familles et notables de Jérusalem.
Les terrains du cimetière contiennent aussi de nombreux monuments, structures, et pierres tombales attestant de son histoire sacrée, incluant l'ancienne Piscine de Mamilla, qui date de la période d'Hérode, ou du 1er siècle avant J.C. Depuis 1860, le cimetière a été clairement démarqué par des murs en pierre et une route entourant ses 134.5 dunums (environ 33 acres). L'antiquité du cimetière a été confirmée par le Chef des Fouilles assigné à la fouille du site du Musée par l'Autorité des Antiquités Israéliennes (AAI), qui a rendu compte que les plus de 400 tombes contenaient des restes humains enterrés ont été exhumés ou exposés durant les fouilles sur le site du Musée, beaucoup datant du 12ème siècle. Son estimation est qu'au moins deux mille tombes supplémentaires restent sous le site du Musée en 4 couches, la plus basse datent du 11ème siècle, ce qui vérifie aussi l'antiquité et l'importance du cimetière.
La signification du cimetière de Mamilla a été reconnu des des autorités successives. Il a été déclaré site historique durant le Mandat Britannique par le Conseil Musulman Suprême en 1927, et comme un site d'antiquités par les Britanniques en 1944. Il a continué en usage actif comme un terrain d'enterrement le long de l'ère du Mandatoire.
En 1948, peu après que le nouvel Etat d'Israël ait taillé la partie ouest de Jérusalem, où Mamilla est situé, le gouvernement Jordanien s'est objecté à une quelconque profanation du cimetière. Le Ministère des Affaires Religieuses Israélien a reconnu en réponse la grande importance de Mamilla pour la communauté Musulmane dans un communiqué statuant :
"Mamilla est considéré comme l'un des cimetières Musulmans les plus marquants, où 70 000 guerriers Musulmans des armées de Salah al-Din al-Ayubi sont enterrés aux côtés de nombreux universitaires Musulmans. Israël saura toujours protéger et respecter ce site."
En 1986, en réponse aux manifestations urgentes de l'Organisation de l'Education, Scientifique et Culturelle des Nations Unies (UNESCO) au regard de la destruction de parties du cimetière de Mamilla, Israël a avoué qu'"aucun projet n'existe pour la profanation du site et qu'au contraire le site et ses tombes doivent être sauvegardés." En conséquence, le AAI lui-même a inclus Mamilla sur sa liste de "Sites Antiques Spéciaux" à Jérusalem, et l'a déterminé comme étant un site de grande valeur surtout, avec une "importance historique, culturelle et architecturale", sur lequel il ne devrait y avoir aucun développement, et qui devrait être réhabilité et maintenu.
Les déclarations antérieures des autorités Israéliennes sont apparues comme reconnaissant le caractère sacré avec lequel les Musulmans voient leurs terrains d'enterrement, et le cimetière de Mamilla en particulier. La jurisprudence Islamique tient en conséquence les sites d'enterrement pour être sanctifiés éternellement, et le déterrement de restes humains est clairement prohibé. Comme avec d'autres religions monothéistes, les rites et croyances associées avec la mort et l'enterrement font partie intégrante des pratiques religieuses et des croyances des Musulmans partout.
Source: PNN
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