Ils ont demandé "l'intervention des pouvoirs publics pour rétablir l'ordre et la sérénité" dans la mosquée. Depuis six semaines, elle est en proie à de vives tensions, Hassan Chalghoumi et son association étant contestés par le collectif pro-palestinien Cheikh Yacine.
L'association a décidé mardi de fermer les portes de la mosquée jusqu'à jeudi pour des raisons de sécurité après, assure-t-elle, l'agression du muezzin dans le lieu de prière. "Sa réouverture dépendra de la garantie de la sécurité", a dit le conseiller de M. Chalghoumi, Farid Hannache.
"On ne veut pas des intégristes, on ne veut plus entendre la haine contre l'occident", a déclaré M. Chalghoumi.
"On protège les valeurs de la République, il faut qu'elle nous protège", a-t-il poursuivi, assurant: "je crains pour ma vie, pour la sécurité des fidèles".
L'association veut l'interdiction au collectif de manifester devant la mosquée et d'entrer dans celle-ci. Elle demande l'intervention des forces de l'ordre, déjà présentes devant le lieu de culte, "à l'intérieur de la mosquée en cas de troubles à l'ordre public".
Pour l'écrivain Marek Halter, qui a participé au rassemblement, "les églises, les synagogues sont protégées, il est temps que cette mosquée le soit".
Le député (PS) et président du conseil général, Claude Bartolone, a demandé au ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, d'"assurer convenablement l'exercice du culte", a indiqué Benjamin Constant, vice-président du conseil général.
Le maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde (NC), présent au rassemblement, a redit "la nécessité de garantir l'ordre public à l'intérieur de la mosquée".
Mais le collectif cheikh Yacine conteste en tous points les propos d'Hassan Chalghoumi, assurant que les agressions viennent de son côté. Des membres ont déposé deux plaintes, pour protester contre des caméras installées à l'intérieur de la mosquée, "notamment dans la salle des femmes".
Source: AFP