En présence de plusieurs milliers de policiers déployés par crainte de violences, l'inauguration s'est déroulée en début de soirée dans une ambiance festive, selon un photographe de l'AFP.
Le grand rabbin ashkénaze d'Israël, Yona Metzger, a fixé à l'entrée de la synagogue une "mezouza", un rouleau de parchemin contenant des versets de la Bible accroché à la porte des édifices juifs.
Le président de la Knesset (Parlement), Reuven Rivlin, des ministres et les grands rabbins d'Israël ont assisté à la cérémonie, présentée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu comme un message de coexistence entre les religions.
"Nous permettons aux autres religions de conserver leurs lieux de cultes. Nous protégeons fièrement notre patrimoine, tout en permettant aux autres la liberté de culte", a-t-il dit dans un message diffusé pendant la cérémonie.
Mais pour les Palestiniens, il s'agit d'une nouvelle provocation israélienne. "Ce n'est pas une simple synagogue", a accusé Hatem Abdel Qader, le responsable du dossier de Jérusalem au sein du Fatah, le mouvement du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
"Cette synagogue sera le prélude à la violence, à l'extrémisme et au fanatisme religieux, et cela ne se limite pas aux extrémistes juifs mais inclut des membres du gouvernement israélien", a-t-il ajouté.
Quant au Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, il a appelé à "une journée de colère" mardi.
Chef de la direction en exil, Khaled Mechaal a évoqué une "falsification de l'histoire et des monuments religieux et historiques de Jérusalem", et estimé que l'inauguration de la synagogue était un prélude à "la destruction de la Mosquée al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées (Mont du Temple pour les juifs).
"Israël joue avec le feu", a-t-il affirmé lors d'une réunion de chefs d'organisations palestiniennes à Damas, appelant les Palestiniens de Jérusalem à "prendre des mesures sérieuses pour protéger la mosquée d'al-Aqsa".
Source: romandie