Unité et fermeté face à l’irrédentisme israélien

12:34 - April 04, 2010
Code de l'info: 1901572
Alger(IQNA)- La situation qui prévaut en Palestine, les agissements de l’administration israélienne et les exactions dont elle est l’auteur, ont été au centre des débats lors du Sommet arabe de Syrte.
Bien que l’agression sioniste soit inscrite au titre de donnée politique en Palestine occupée, la dégradation de la situation présente les plus vives inquiétudes, aujourd’hui que l’un des symboles de la Palestine historique, El Qods, fait l’objet de transformation par l’administration sioniste, touchant à l’historicité des lieux, à leur arabité et au symbole qu’ils constituent pour les musulmans du monde entier.
Pillages, fouilles, Israël ne fait l’économie d’aucun moyen pour transformer la cité historique en un haut lieu du sionisme barbare et cruel, dévastateur aussi. Les agissements de Tel-Aviv sont condamnés par la communauté internationale dans son ensemble, suscitant même des tensions avec l’allié traditionnel, que constitue Washington, c’est une première.
Au plus fort de la crise, on peut pourtant regretter que ces condamnations n’aillent pas jusqu’au bout des intentions qui y sont formulées.
Cette apathie de la communauté internationale a été vivement regrettée par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, lors du discours qu’il a prononcé devant ses pairs au Sommet arabe de Syrte, qui vient de s’achever.
Le Chef de l’Etat adopte la même tonalité à l’égard du Conseil de sécurité qui doit, note le Président de la République, assumer ses responsabilités et mettre à exécutions ses décisions pertinentes pour amener Israël à se conformer à la légalité internationale. Dans le même ordre d’idées, M. Abdelaziz Bouteflika souhaite la mobilisation du Quartette, en appelle à un recours au Conseil des droits de l’homme à Genève, voire à la cour internationale de justice.
Le moment est venu, dans l’esprit du Chef de l’Etat, d’utiliser tous les moyens qu’offre la loi internationale pour le recouvrement des droits légitimes des Palestiniens d’abord, et de la communauté arabe et musulmane, évidemment.
Une telle stratégie à déployer nécessite unité d’action et engagement, solidarité aussi, de la part des pays arabes et musulmans, des initiatives politiques en direction de pays ou d’organisations à même d’influer sur le cours des événements. La diplomatie traditionnelle a montré ses limites dans le traitement du dossier proche-oriental et celui qui oppose les Palestiniens à l’occupant israélien.
L’intransigeance israélienne, comme l’a rappelé le Président de la République, défie tous les us et lois internationaux. A l’ennemi, doit donc être opposée une unité sans faille des pays arabes, unité sur laquelle l’Algérie n’a jamais cessé de travailler. Israël a pu tirer jusqu’à présent profit de la situation, en opérant sur tous les registres pour bloquer toute initiative de paix. Elle a surtout tiré profit des fractures et des divisions qui, a des moments de l’histoire, ont miné la position arabe. La gravité de la situation exige une union sacrée qui ne peut venir qu’au travers d’une volonté politique élargie à l’ensemble de nos pays pour conjurer le péril sioniste et les marques de son autoritarisme et intransigeance, profitant d’un manque d’engagement de la communauté internationale.
Les pays arabes doivent unifier leurs positions, poursuivre leurs efforts et définir leurs relations avec les autres, en fonction de leur position vis-à-vis du conflit arabo-israélien. La position du Chef de l’Etat n’a rien d’irréaliste. Elle est fondée en droit et en raison. Elle a pour elle la légitimité tant du point de vue de l’histoire, que de la loi internationale. Les pays arabes sont en situation de légitime défense face à un agresseur ayant décidé envers et contre tout, de vivre hors de la norme internationale, et de tout ce qu’elle comporte comme obligations et réserves. Les pays arabes ont montré leur disponibilité à une paix qui a été notamment proposée lors du sommet de Beyrouth en 2002, rejetée de la part d’Israël, alors qu’elle a été adoptée par toutes les parties internationales, comme l’a si judicieusement rappelé le Chef de l’Etat.
La balle est bien dans le camp des pays arabes, à présent.
Source: elmoudjahid
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