L’ISESCO: La culture contribue à l’harmonie des peuples et à l’intégration de l’individu dans la société

11:40 - April 09, 2010
Code de l'info: 1904246
Comores(IQNA)- Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture -ISESCO- a déclaré que les célébrations des capitales de la culture islamique sont des moments forts pour évoquer l’ancrage de l’islam dans une cité, et présenter l’histoire et la pluralité de ses productions intellectuelles, culturelles et artistiques.
Elles permettent, en outre, de montrer l’adhésion de ses habitants aux valeurs de la civilisation universelle et leur attachement à leur identité culturelle. Les célébrations, a-t-il ajouté, offrent ainsi l’opportunité d’illustrer la nécessaire articulation de l’universalité des valeurs à la diversité des cultures.
Dans une allocution prononcée à la cérémonie d’ouverture officielle tenue aujourd’hui à Moroni, capitale de l’Union des Comores, présidée par Dr Kamaliddine Affraitane, ministre de l’éducation nationale, de la recherche, de la culture et des arts, porte-parole du gouvernement des Comores, à l’occasion du lancement des cérémonies de célébration de Moroni, capitale de la culture islamique pour 2010 pour la région africaine, le Directeur général de l’ISESCO a indiqué que tout au long de cette année, la célébration de Moroni, en même temps que Tarim, au Yémen, et Douchanbé, au Tadjikistan, sera le témoignage d’une civilisation islamique vivante et tolérante, dont le message, nullement altéré depuis près de mille cinq cents ans, demeure celui de l’appel à l’ouverture sur les civilisations et les cultures du monde.
Et d’ajouter que pendant ces siècles, les musulmans ont marqué, en touches inégales, mais en empreintes indélébiles, la somme des connaissances scientifiques de l’humanité, notamment par l’invention de l’algèbre, la découverte de la petite circulation sanguine, l’excellence en astronomie, ingénierie, chimie, optique, médecine et agriculture, tout en portant la calligraphie à un niveau artistique jamais égalé. Leur savoir, a-t-il affirmé, a créé des monuments architecturaux d’une indéniable beauté, mais également des œuvres de haute facture dans tous les domaines des arts et lettres, comme en témoigne le riche et diversifié patrimoine culturel comorien.
« Ce qui fait la grandeur de ces témoins constitutifs de la civilisation islamique, c’est que les musulmans les offre en partage à l’ensemble des peuples du monde comme un indivisible héritage », a-t-il ajouté dans son allocution, prononcée en son nom par M. Najib Rhiati, Directeur de la culture et la communication à l’ISESCO.
Par ailleurs, le Directeur général de l’ISESCO a affirmé que l’on ne peut célébrer le patrimoine culturel de Moroni, sans rendre hommage à celui de tout l’Archipel des Comores, la nation qui a nourri et préservé ce patrimoine même durant l’occupation coloniale. En effet, a-t-il précisé, les expressions culturelles et artistiques, qui se concentrent dans la capitale, ont pour fondements les traditions qui se sont cristallisées à partir du début du processus de l’islamisation, au XIème siècle.
Il a également affirmé : « Depuis, l’islam innerve toute la civilisation comorienne, sans toutefois occulter la diversité culturelle qui existe entre les communautés et entre les îles. Les productions culturelles les plus remarquables des Comores, qui témoignent de l’imprégnation profonde de l’islam, sont les monuments architecturaux tels que les mosquées, les palais et les forteresses, ainsi que les costumes et les manuscrits. Ces derniers concernent tous les domaines du savoir et de la culture ».
Dans la même veine, il a précisé que le sens de cet évènement s’inscrit, de toute évidence, dans la mission de l’ISESCO, qui est de favoriser le rayonnement de la culture islamique et l’interaction avec les cultures du monde. A ce propos, il a dit en substance : « en effet, si la contribution des musulmans au patrimoine culturel de l’humanité se veut originale, pour autant ce qui la distingue n’altère en rien leur volonté de participer au dialogue des civilisations. Dans ce dialogue, l’originalité est un repère balisant le cheminement de la culture, telle que le conçoivent un peuple et chaque individu ».
Et d’ajouter que la culture est, comme la morale, une fonction fondamentale, une exigence de cohérence d’un peuple avec le monde, et de l’être humain avec sa société. Cette fonction et cette exigence se traduisent par la création d’œuvres représentatives de leur personnalité, mais qui les dépassent et subliment les contingences. A cet égard, il souligné que les célébrations donnent l’opportunité de présenter les témoignages de la production intellectuelle et culturelle des habitants de la capitale élue. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, l’ISESCO accompagne l’évènement avec un programme d’activités qu’elle met en œuvre en coopération avec les Etats concernés.
Et de rappeler que ce programme prévoit, à partir de cette semaine, la tenue à Moroni de plusieurs rencontres, notamment un séminaire sur la diversité culturelle, un colloque sur une grande figure de l’islam aux Comores et une session de formation dédiée aux bibliothécaires des centres de lecture. Pour magnifier les collections du Musée de Moroni et du patrimoine architectural national, un catalogue de leurs éléments les plus représentatifs sera publié, a-t-il affirmé.
Source: ISESCO
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