L'islam s'inscrit donc de façon visible dans la cité. Et ce n'est pas fini, car en plus de cette coupole, viendra ultérieurement le minaret, qui, lui, est annoncé d'une douzaine de mètres de haut.
Décidément, les choses ont bien avancé depuis qu'en 1974, une poignée de fidèles musulmans quémandaient une salle de culte auprès de la municipalité, et se voyaient offrir un sous-sol de foyer Sonacotra.
Rien d'étonnant à ce souci de visibilité : il fait partie des objectifs énoncés, noir sur blanc, par l'association pour la mosquée et le centre islamique de Reims, l'Amcir, maître d'ouvrage du lieu de culte musulman : « Intégration visible de l'islam dans le paysage religieux local ».
De ce point de vue, on peut dire que l'objectif est déjà atteint. Par comparaison, la salle qui fait office de mosquée actuellement dans le quartier, en face des Régates rémoises, si elle n'est plus un pitoyable sous-sol comme jadis, passe toutefois complètement inaperçue derrière des murs et sous un toit tout ce qu'il y a d'anonyme.
On peut même dire qu'elle ne paye pas de mine, évoquant davantage une grosse cabane de jardin, avec ses matériaux sommaires, qu'un édifice religieux digne de ce nom.
Il en ira donc bien autrement avec le futur édifice. Rappelons que lorsqu'elle sera achevée, cette grande mosquée de Reims couvrira une surface habitable de plus de 3.700m2, dont une large part sera occupée par la salle de prière de 1.500m2 (capacité d'accueil de 1.500 personnes); mais une partie plus culturelle est également prévue, avec notamment librairie, bibliothèque, salle polyvalente et même salon de thé.
Mais encore un peu de patience avant de siroter celui-ci, ou de prier Allah dans la grande salle: d'après le chef de chantier, « il reste encore environ un mois de travail pour le gros œuvre ; après quoi il faudra encore compter une année pour les finitions, menuiserie, électricité, chauffage, etc. »
D'ici là, les Rémois auront eu le temps de s'habituer à la nouvelle coupole dans leur paysage.
Source: lunion