A cette occasion, le Directeur général de l’ISESCO a prononcé une allocution dans laquelle il a mis en relief l’importance de la création du Réseau des femmes scientifiques dans le monde islamique avec le parrainage de l’ISESCO.
A ce propos, il a affirmé : « l’objectif principal de ce réseau est de permettre aux femmes de pratiquer leurs activités scientifiques et professionnelles dans un environnement favorable et les aider à contribuer à la prise de décision notamment par l’élaboration et la mise en œuvre de plans et de politiques nationales scientifiques et technologiques, l’intégration de nouveaux principes dans le rapport établi entre les sciences et la technologie et les questions des droites de l’homme, la justice, le développement, la diversité culturelle, la connaissance des projets réalisés par les femmes musulmanes aux niveaux islamique et international.
Le Réseau, a-t-il ajouté, permettra de promouvoir la coopération et la coordination afin de mettre en application les décisions et les accords ratifiés par les gouvernements islamiques concernant les contributions des femmes et leur participation aux domaines scientifiques et technologiques. Le Réseau servira également de centre d’échange, de collecte et de diffusion d’informations pour réduire les disparités entre les deux sexes dans les pays islamiques.
Une allocution a été ensuite prononcée par Dr Mahru Zada Tayba, Conseillère du ministre iranien des sciences, de la recherche et de la technologie, présidente du Conseil d’administration du Réseau.
Lors de cette réunion de deux jours, les membres du Réseau des femmes scientifiques dans le monde islamique vont débattre des statuts du Réseau et adopter les plans et les programmes prévus pour la période biennale (2010-2011) et discuteront de la création du site web du Réseau et du renforcement de la coopération entre les femmes scientifiques dans les Etats du monde islamique.
Il convient de rappeler que le Conseil d’administration du Réseau est composé de neuf femmes scientifiques des pays suivants : Malaisie, Maroc, Iran, Niger, Nigéria, Sénégal, Syrie, Sultanat d’Oman et Tadjikistan.
Les membres du Conseil d’administration du Réseau sont élus parmi les membres de l’Assemblée générale qui, en plus de jouir de grandes qualités scientifiques, éducationnelles, culturelles et sociales, doivent être capables de tenir des postes de direction et être au fait des questions d’actualité.
Les principaux objectifs du Réseau sont les suivants : renforcer le rôle de la femme dans le développement scientifique, technologique, économique et social; permettre à la femme d’exercer son activité scientifique dans un environnement favorable et lui permettre de contribuer à la prise de décision, notamment en matière de planification nationale; inciter les jeunes femmes à s’intéresser aux questions scientifiques et technologiques, leur attribuer des prix et des gratifications, les doter des structures éducatives et formatrices nécessaires et leur offrir des opportunités dans ces domaines; servir de centre pour collecter et diffuser des informations dans le but de réduire l’écart entre les deux sexes dans les pays islamiques; promouvoir la coopération et la coordination en vue de mettre en œuvre les décisions et les accords ratifiés par les gouvernements islamiques concernant la contribution des femmes au domaine des sciences et de la technologie; établir une coopération et une coordination étroite entre les institutions islamiques et internationales afin de fournir des opportunités sur la base de l’égalité entre l’homme et la femme dans les domaines de la créativité et de l’innovation scientifiques; défendre la dignité humaine de la femme et sauvegarder son rôle central dans la famille et la société en s’appuyant sur les nobles préceptes de l’islam.
Le Réseau a été créé conformément à une résolution de la 4ème Conférence islamique des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tenue en octobre 2008 à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan.
Source: ISESCO