Dans son allocution de bienvenue, le gouverneur de la Banque centrale du Kenya (CBK), Njuguna Ndung’u, a indiqué que les plus grandes entreprises au monde ont aujourd’hui recours au financement islamique.
Il a souligné que le secteur de la finance islamique a les potentialités pour relancer la croissance dans le domaine de l’industrie financière en Afrique.
« Nous devons appréhender ce modèle financier qui permettra d’accroître nos profits au sein de la Communauté de l’Afrique de l’est », a-t-il fait remarquer lors de l’ouverture de la conférence qui dure cinq jours.
Le système bancaire du Kenya impose une taxation à toutes les banques tant que des soldes minimums sont maintenus contrairement au système de prêt institué par la Charia.
« La CBK a accordé des exonérations aux institutions bancaires qui en ont formulé la demande tandis que les banques qui bénéficient d’un financement islamique sont redevables d’une taxation spécifique tel que stipulée par la loi bancaire », a-t-il précisé.
Pour sa part, le président de la banque islamique, Suleiman Shahbal, a annoncé que la banque projette d’établir prochainement des filiales de banques islamiques entièrement régies par la Charia en Ouganda et en Tanzanie.
« Nous avons l’ambition de faire de Nairobi le centre de la finance islamique en Afrique. Pour ce faire, il est nécessaire de relever le niveau de compréhension de la finance islamique mais également de renforcer la présence des banques islamiques à travers l’Afrique », a-t-il ajouté.
Source: afriqueavenir