Ouverture à Nairobi d’une conférence sur la finance islamique

13:55 - May 07, 2010
Code de l'info: 1918618
Kenya(IQNA)- La se­conde confé­rence des pays de l’Afrique de l’est et cen­trale sur la fi­nance is­la­mique a dé­bu­té ses tra­vaux à Nai­ro­bi, la ca­pi­tale du Kenya, avec l’ob­jec­tif d’ex­plo­rer les pers­pec­tives afri­caines en ma­tière de fi­nance is­la­mique.
Dans son al­lo­cu­tion de bien­ve­nue, le gou­ver­neur de la Banque cen­trale du Kenya (CBK), Nju­gu­na Ndung’u, a in­di­qué que les plus grandes en­tre­prises au monde ont au­jourd’hui re­cours au fi­nan­ce­ment is­la­mique.
Il a sou­li­gné que le sec­teur de la fi­nance is­la­mique a les po­ten­tia­li­tés pour re­lan­cer la crois­sance dans le do­maine de l’in­dus­trie fi­nan­cière en Afrique.
« Nous de­vons ap­pré­hen­der ce mo­dèle fi­nan­cier qui per­met­tra d’ac­croître nos pro­fits au sein de la Com­mu­nau­té de l’Afrique de l’est », a-​t-​il fait re­mar­quer lors de l’ou­ver­ture de la confé­rence qui dure cinq jours.
Le sys­tème ban­caire du Kenya im­pose une taxa­tion à toutes les banques tant que des soldes mi­ni­mums sont main­te­nus contrai­re­ment au sys­tème de prêt ins­ti­tué par la Cha­ria.
« La CBK a ac­cor­dé des exo­né­ra­tions aux ins­ti­tu­tions ban­caires qui en ont for­mu­lé la de­mande tan­dis que les banques qui bé­né­fi­cient d’un fi­nan­ce­ment is­la­mique sont re­de­vables d’une taxa­tion spé­ci­fique tel que sti­pu­lée par la loi ban­caire », a-​t-​il pré­ci­sé.
Pour sa part, le pré­sident de la banque is­la­mique, Su­lei­man Shah­bal, a an­non­cé que la banque pro­jette d’éta­blir pro­chai­ne­ment des fi­liales de banques is­la­miques en­tiè­re­ment ré­gies par la Cha­ria en Ou­gan­da et en Tan­za­nie.
« Nous avons l’am­bi­tion de faire de Nai­ro­bi le centre de la fi­nance is­la­mique en Afrique. Pour ce faire, il est né­ces­saire de re­le­ver le ni­veau de com­pré­hen­sion de la fi­nance is­la­mique mais éga­le­ment de ren­for­cer la pré­sence des banques is­la­miques à tra­vers l’Afrique », a-​t-​il ajou­té.

Source: afriqueavenir
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