Les ministres des Affaires étrangères de l'OCI affirment le droit de la Syrie à récupérer le Golan occupé

14:46 - May 21, 2010
Code de l'info: 1925702
Douchanbe(IQNA)- La 37e session du conseil des ministres des Affaires étrangères de l'OCI, tenue dans la capitale tadjike, Douchanbe, a pris fin aujourd'hui en adoptant des projets de décisions concernant la Palestine occupée, le Golan syrien occupé et la situation au Moyen-Orient, ainsi que des décisions relatives à des questions politiques, économiques et sociales.
En ce qui concerne le Golan, le conseil ministériel a adopté une décision saluant la résistance des citoyens arabes syriens du Golan face aux pratiques israéliennes agressives et affirmant la nécessité d'obliger Israël à appliquer la Quatrième Convention de Genève 1949 sur les détenus syriens dans les geôles israéliennes.
A ce sujet, les ministres ont condamné l'irrespect par Israël de la décision du Conseil de Sécurité N° 497 de l'année 1981 et ses tentatives de changer les caractères juridiques et démographiques du Golan.
Ils ont affirmé que l'occupation du Golan menace la paix et la sécurité internationales et constitue une violation flagrante de la Charte des Nations Unies et du droit international.
Dans ce contexte, les ministres ont appelé Israël à se retirer jusqu'à la ligne du 4 juin 1967.
Ils ont également appelé les pays à ne pas fournir des aides militaire, économique, financière, technique ou humaine à Israël et réclamé à la Communauté.
internationale d'assumer ses responsabilités afin de réaliser la paix juste et globale dans la région.
En outre, ils ont dénoncé les menaces israéliennes incessantes contre la Syrie qui visent à se dérober aux impératifs de la paix juste et globale qui se fond sur les résolutions de la légalité internationale, le principe de "la terre en échange de la paix" et les références de la conférence de Madrid.
Le conseil a d'autre part adopté deux décisions relatives à la cause palestinienne et à al-Qods.
Dans ces décisions, les ministres affirment le caractère crucial de cette cause pour toute la nation islamique et condamnent vivement les agressions menées par Israël contre les lieux saints islamiques et chrétiens qui se trouvent à al-Qods occupé et à ses alentours.
Les participants qui représentent les 57 pays membres de l'OCI, ont réitéré leur condamnation de l'agression contre le bande de Gaza et des crimes et violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire qui ont eu lieu lors de cette agression, imputant à Israël la responsabilité juridique, morale et politique pour ses crimes et réclamant aux Nations Unies à poursuivre l'exécution du rapport de Goldstone et à poursuivre les criminels de guerre pour les comparaître devant la justice.
Les participants ont appelé la Communauté internationale à exercer des pressions sur Israël pour mettre immédiatement un terme à son blocus et sanctions collectives contre les fils du peuple palestinien dans la bande de Gaza. Ils ont dénoncé les tentatives d'Israël de saisir le patrimoine palestinien en adoptant la décision d'inscrire la mosquée d'Abraham et la mosquée de Bilal Ben Rabah sur la liste du patrimoine, appelant l'UNESCO à assumer ses responsabilités et à empêcher Israël de voler le patrimoine palestinien.
Les participants ont vivement condamné les opérations de colonisation israélienne et la clôture de séparation raciale, réclamant à la communauté internationale et au Conseil de Sécurité à œuvrer pour obliger Israël à exécuter les résolutions de la légalité internationale et à mettre fin à l'occupation des territoires occupés en 1967.
Les participants ont souligné l'importance de réaliser la réconciliation interpalestinienne et de récupérer l'unité nationale au service des intérêts nationaux supérieurs du peuple palestinien.
Les ministres ont appelé les pays membres ayant établi des relations avec Israël ou qui envisagent de le faire dans le cadre du processus de paix de Madrid, à rompre ces relations et à arrêter toute forme de normalisation avec Israël pour que ce dernier exécute les résolutions des Nations Unies surtout celles concernant la cause palestinienne et le conflit arabo-israélien.
La conférence a appelé tous les pays membres du Traité de la non prolifération des armes nucléaires, notamment les pays membres permanents du conseil de Sécurité, à exercer des pressions sur Israël pour l'obliger à adhérer audit traité en tant que partie ne possédant pas des armes nucléaires et pour faire soumettre toutes ses installations et ses activités nucléaires au système des garanties global de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Les ministres ont exprimé leur grande inquiétude à l'égard des potentialités et menaces nucléaires israéliennes, appelant tous les pays à s'abstenir de fournir des facilités quelconque ou informations de nature à donner à Israël la capacité de développer ou de posséder des armes nucléaires.
Les ministres des AE des pays islamiques ont réitéré leur refus de ce qu'on appelle la loi de "Syrian Accountability Act" qui constitue une violation des principes de la loi internationale et des résolutions des Nations Unies, exprimant leur solidarité totale avec la Syrie et leur appréciation de sa position qui adopte le langage du dialogue et de la diplomatie comme méthode de compréhension et de règlement des différends entre les pays.
Les ministres ont appelé les Etats-Unis à réexaminer ladite loi qui représente une partialité flagrante de la part de l'Administration américaine aux côtés d'Israël, qui porte atteinte d'une façon dangereuse aux intérêts arabes et qui dissipe les opportunités de la réalisation de la paix juste et globale dans la région.
Les ministres ont adopté lors de leur conférence une série de résolutions visant à renforcer la solidarité islamique et à promouvoir la coopération entre les pays islamiques dans les domaines économique, social et culturel.
La 37ème session de la conférence avait commencé à Douchanbe le 18 courant avec la participation du ministre syrien des Affaires étrangères, M. Walid al-Mouallem, et la délégation qui l'accompagne.
Les pays participants et le secrétariat général de l'OCI ont fait l'éloge des efforts déployés par la Syrie lors de sa présidence de la 36ème session de la conférence pour renforcer la solidarité islamique et servir les objectifs et les intérêts de l'Organisation et de ses membres.
Source: OCI
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