« Comme ces organisations le disent à juste titre, ces vestiges sont des souvenirs de leur Histoire et de leurs ancêtres. Or le ratissage de la mosquée Hazrate Fatemeh (SA) et la transformation de ce terrain en parc urbain montre la volonté de la municipalité de Médine et du gouvernement saoudien de faire disparaître les sites islamiques et le nom des Ahl-ul-bayt (AS). Les musulmans ont réussi, grâce aux enseignements islamiques, à créer une grande civilisation au Moyen âge, qui s’étendait de l’Inde à l’Espagne et qui a contribué à la Renaissance en Europe. Les vestiges de cette grande civilisation ne sont pas une propriété privée mais appartiennent au monde de l’islam, et aucun gouvernement, sans l’avis de la communauté, n’a le droit d’intervenir dans ce patrimoine ou de le détruire pour « protéger » le Monothéisme ! La municipalité de la ville sainte de Médine a franchi un nouveau pas dans la destruction des sites islamiques et du souvenir des ahl-ul-bayt (AS). Cette mosquée remontait aux débuts de l’islam et faisait partie des mosquées historiques, visitées par les pèlerins chaque année, dans la région nord de Médine à l’endroit de la bataille de Khandagh, la cinquième année de l’Hégire.
Les wahhabites dont l’objectif est de faire disparaître tout ce qui touche au Prophète et aux Ahl-ul-bayt (AS), avaient déjà muré les portes de la mosquée en 1998, qui s’est dégradée et a fini par être détruite récemment, entérinant la démolition d’un site de pèlerinage aux combattants de l’islam et aux compagnons du Prophète (AS).
Il est paradoxal que le régime saoudien aujourd’hui, fasse des fouilles pour retrouver des vestiges de l’époque des Had, des Thamoud et des anciens peuples arabes, et détruise en même temps, les vestiges islamiques qui rappellent le Prophète et les Membres de la demeure prophétique (AS).
Est-ce que la préservation des sites islamiques est un signe de polythéisme et l’extraction de vestiges de peuples mécréants et punis par Dieu, ainsi que la préservation des sites juifs de Kheibar ou des sept citadelles, un signe de religiosité et de haute culture ?
Les sites islamique se trouvent en majorité en Arabie Saoudite mais appartiennent à tous les musulmans. Un groupe insignifiant qui se distingue de la communauté dans son idéologie, n’a pas le droit de décider au nom de tous et de faire de l’Histoire de l’islam un récit légendaire sans aucun site ni héritage historique prouvant son existence.
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