Mesut İnan, professeur de sociologie religieuse à l’université Zacharia de Turquie, dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique sur la prière, a indiqué que pour certains, la prière était la manifestation des Attributs divins « الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ» de Clémence et de Miséricorde, « car c’est dans la prière et le souvenir de Dieu que le croyant manifeste sa foi, son amour et son recours à ce Pouvoir absolu qu’est Dieu ».
« Le sens profond de la prière est la manifestation de notre impuissance par rapport au Grand Pouvoir qui dirige l’univers.
Dans le verset 5 de la sourate E’raf le mot دَعْوَاهُمْ signifie « parler »: « فَمَا كَانَ دَعْوَاهُمْ إِذْ جَاءهُمْ بَأْسُنَا إِلاَّ أَن قَالُواْ إِنَّا كُنَّا ظَالِمِينَ». Par contre dans le verset 71 de la sourate Anham
«قُلْ أَنَدْعُو مِن دُونِ اللّهِ مَا لاَ یَنفَعُنَا وَلاَ یَضُرُّن» ou 106 de la sourate Yunos(AS) «وَلاَ تَدْعُ مِن دُونِ اللّهِ مَا لاَ یَنفَعُكَ وَلاَ یَضُرُّكَ فَإِن فَعَلْتَ فَإِنَّكَ إِذًا مِّنَ الظَّالِمِينَ »: Le mot signifie prier.
Dans le verset 10 de la sourate Ghamar: « فَدَعَا رَبَّهُ أَنِّی مَغْلُوبٌ فَانتَصر»
le verset 6 de la même sourate: «فَتَوَلَّ عَنْهُمْ یَوْمَ یَدْعُ الدَّاعِ إِلَى شَیْءٍ نُّكُرٍ », le verset 52 de la sourate Roum: « فَإِنَّكَ لَا تُسْمِعُ الْمَوْتَى وَلَا تُسْمِعُ الصُّمَّ الدُّعَاء إِذَا وَلَّوْا مُدْبِرِينَ », le mot do’a signifie appeler Dieu à haute voix.
Certains versets utilisent ce mot avec les sens de demande d’aide comme le verset 23 de la sourate Baghare « ِهِ وَادْعُواْ شُهَدَاءكُم مِّن دُونِ اللّهِ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ» ou le verset 38 de la sourate Yunos(AS) « وَادْعُواْ مَنِ اسْتَطَعْتُم مِّن دُونِ اللّهِ إِن كُنتُمْ صَادِقِينَ».
Ces versets montrent aussi l’impuissance des polythéistes et de ce qu’ils adoraient en dehors de Dieu.
Le sens de demande existe aussi comme dans le verset 68 de la sourate Baghare
« قَالُواْ ادْعُ لَنَا رَبَّكَ یُبَیِّن لّنَا مَا هِیَ». En fait, la prière n’est rien d’autre que la reconnaissance de notre faiblesse et de la grandeur du Pouvoir divin. Cela existe dans toutes les religions même non monothéistes, aux moments difficiles, sans lieu ni moment particulier.
Bien entendu, nous avons entendu parler de moment et de lieux spéciaux, comme avant la prière du matin, après la prière, entre les deux appels à la prière, le jeudi soir ou pendant la Nuit du destin. Certains lieux nous donnent un sentiment de rapprochement de Dieu comme les mosquées de Médine et de la Mecque, et la Mosquée Al Aghsa, mais les principales conditions pour la prière sont la sincérité et l’humilité », a déclaré Mesut İnan.
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