Le Directeur général de l'ISESCO dans un colloque international sur la coopération

8:56 - June 27, 2010
Code de l'info: 1946299
Bruxelles(IQNA)- Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l'Organisation islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) a déclaré que la coopération Sud-Sud signifie, en premier lieu, la coopération entre les pays du Monde islamique, qu’ils soient arabes, africains ou asiatiques, d’un côté, et les autres pays d’Afrique, d’Amérique latine et du Sud-est asiatique, de l’autre côté.
Le Directeur général de l'ISESCO dans un colloque international sur la coopération
Bruxelles(IQNA)- Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l'Organisation islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) a déclaré que la coopération Sud-Sud signifie, en premier lieu, la coopération entre les pays du Monde islamique, qu’ils soient arabes, africains ou asiatiques, d’un côté, et les autres pays d’Afrique, d’Amérique latine et du Sud-est asiatique, de l’autre côté.
Dans tous les cas, a-t-il ajouté, la coopération internationale englobe l’ensemble des pays du monde, ou devrait en être ainsi. En aucun cas elle ne pourrait se limiter à une région précise au détriment d’une autre, vu l’enchevêtrement et l’interdépendance des intérêts de tous les pays du monde.
Dans un colloque international qui a entamé ses travaux à Bruxelles dans le cadre du Forum de Crans Montana, le Directeur général a affirmé : « A partir de cet angle de vue, l’on peut dire que la coopération Sud-Sud est une des multiples facettes de la coopération internationale. Toutefois, ce type de coopération est plus virtuel que réel, étant donné que les distances et les frontières entre les pays se rétrécissent progressivement ».
Et d’ajouter : « A mesure que le développement, la prospérité, la paix et la stabilité règnent dans le monde, les pays se rapprochent les uns des autres, les intérêts économiques et sociaux se recoupent et les différences s’estompent même si les spécificités culturelles, civilisationnelles et spirituelles demeurent. En effet, la diversité culturelle et civilisationnelle constitue une loi universelle. C’est aussi une « diversité créative » reconnue aux peuples par les lois internationales ».
« De là, on peut mesurer l’extrême importance du rôle des religions dans la promotion de la coopération internationale, le rapprochement des peuples, le dialogue des cultures et l’alliance des civilisations pour le règlement des différends et des conflits qui conduisent aux guerres et aux tragédies dont les peuples sont victimes », a-t-il ajouté, indiquant, par ailleurs, que « les religions ont pour mission de consolider la fraternité, car les êtres humains ont une même origine.
De ce point de vue, la mission des religions est la purification des âmes, l’instauration de la justice et de la paix, la lutte contre les guerres et les conflits entre les peuples et la garantie des droits de l’homme. En effet, l’homme est appelé à vivre avec ses semblables dans la liberté, la dignité, l’entente, la concorde et la paix. C’est ainsi que les valeurs de coopération seront consolidées non seulement au niveau continental et régional mais également sur le plan international ».
Le Directeur général a, en outre, souligné que l’essence des civilisations, c’est la paix. En Islam, a-t-il précisé, « la paix » est l’un des plus beaux attributs de Dieu. Aussi, la mission principale de la religion musulmane est-elle la paix, une paix fondée sur les valeurs de droit, de justice, de respect mutuel, de reconnaissance de la différence et de la diversité culturelle et civilisationnelle.
Il a, par ailleurs, souligné qu’en matière de coopération internationale, les religions jouent un rôle qui dépasse, en termes d’importance, d’impact et d’efficacité, celui du droit international, principalement inspiré par la Charte des Nations Unies.
« En effet, l’esprit des religions est la première source du droit international. De même, les enseignements divins et les principes religieux constituent la source principale des valeurs de bien, de droit, de justice, d’égalité et de paix, et c’est à partir de ces mêmes valeurs que le droit international a forgé les principes de la justice humaine » a-t-il ajouté.
Dans la même veine, le Directeur général a déclaré : « Aussi, le retour aux sources religieuses, dont les signes précurseurs se font de plus en plus nombreux en cette phase, constitue-t-il une nécessité impérieuse, dictée par la phase d’instabilité que traverse le monde d’aujourd’hui ».
Dr Abdulaziz Othman Altwaijri a, en outre, affirmé : « Nous sommes convaincus que les religions ont un message à promouvoir, celui de l’amour, de la paix et de la justice entre les humains, du rejet de la haine, de la discrimination raciale et de l’injustice sous toutes leurs formes. En outre, elles visent, entre autres, à jeter les fondements de la coopération humaine qui préserve les intérêts des peuples ».
Et d’ajouter : « A l’ère de la mondialisation, la coopération internationale a acquis de nouvelles dimensions qui transcendent le concept classique de la coopération entre les Etats. Actuellement, il est question de relations internationales pratiques et concrètes, qui sauvegardent la paix et réalisent les intérêts communs de l’ensemble des Etats du monde, sans exception ».
Dans le même contexte, le Directeur général a déclaré : « A partir de là, nous estimons que la coopération entre les adeptes de toutes les religions dans tous ces domaines permettra de prévenir les différends qui mènent à la désunion, à la faiblesse et au gaspillage des ressources, perturbent la vie humaine et propagent la peur et l’inquiétude. Nous sommes aussi convaincus que la coopération sud-sud est de nature à renforcer la coopération dans d’autres domaines, promouvoir la coopération internationale dans son acception la plus large et, partant, consolider les liens de fraternité humaine entre les peuples et les nations ».
Le Directeur général a indiqué au terme de la communication qu’il a prononcée devant des personnalités internationales que la coopération ne peut jamais être fructueuse dans un climat marqué par la montée de phénomènes tels que la haine, le racisme, le dénigrement des religions, la violation des droits des peuples, l’occupation de leurs territoires, la transgression du droit international et l’outrage à la dignité de l’Homme que Dieu a honoré.
« Aussi, est-il dans l’intérêt des Etats et des peuples du monde de renforcer la coopération humaine et de fédérer leurs efforts afin d’éliminer les causes et les facteurs qui favorisent l’injustice, l’oppression, l’atteinte à la religion, à la culture et à l’identité de l’homme, l’occupation des territoires et la violation des droits légitimes des peuples » a-t-il ajouté, indiquant que c’est seulement ainsi que la coopération internationale gagnera en crédibilité et prouvera son efficacité en tant qu’outil de progrès et de prospérité et vecteur de paix, de sécurité et de coexistence civilisationnelle entre les peuples du monde.
Source: ISESCO
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